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?La cybertour aura un taux d?occupation de 100 % d?ici 24 mois?
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?La cybertour aura un taux d?occupation de 100 % d?ici 24 mois?
A trois mois de son inauguration, la cybertour d?Ebène n?est remplie qu?à 40 %. N?est-ce pas inquiétant ?
C?est un faux débat. Un taux d?occupation de 40 %, à ce jour, est bien meilleur à ceux d?autres pays qui ont créé des business parks ou des parcs de technologie. Ce taux est respectable. Nous sommes confiants qu?à l?inauguration de la cybertour en janvier 2004, le cap des 50 % sera franchi. A quelques exceptions près, la plupart des cybertours ou des business parks, ailleurs dans le monde, ont pris deux ans au moins pour décoller.
Pouvez-vous nous citer quelques exemples ?
L?Infotech Park de Mumbai a pris 18 mois pour se remplir. Le Trivandrum Techno Park du Kerala est resté longtemps vide. Même l?International Technology Park de Bangalore a attiré très peu d?opérateurs durant la première année. Le taux d?occupation était de 20 % environ. Au départ, la High Tech City d?Hyderabad était remplie à 40 %. Il lui a fallu deux ans pour atteindre les 100%. Il est vrai cependant que le Tidal Park de Chennai, fruit d?un partenariat secteurs privé-public, a été rempli en un temps record. Le Birmingham Business Park, lui, a pris du temps à se remplir. Il s?est finalement ouvert à des services autres qu?informatiques. Il y a enfin les exemples du Cyberport de Hong Kong, la Multimedia Super Corridor ou Cyberjaya de Malaisie ou, plus près de nous, la Technopole de la Réunion.
Je suis optimiste pour la cybertour d?Ebène : une dizaine de compagnies françaises ont montré leur intérêt. Philippe Mariani, directeur du parc français Sophia Antipolis, estime un taux d?occupation de 30% très raisonnable. Donc un taux de 40%, c?est très bien.
Quand pensez-vous at-teindre les 100 % ?
Nous sommes confiants qu?un taux d?occupation complet sera atteint d?ici 18 mois ou 24 mois.
Où en sont les discussions avec les compagnies, françaises et autres, qui comptent s?installer dans la cybertour ?
Andrew Knee, haut responsable de Teleforma, de l?Etat du Michigan aux Etats-Unis, arrive le 28 octobre pour finaliser un accord sur la création d?un centre d?appels. Cette firme occupera tout le premier étage. Une multinationale française s?installe également. Le directeur du département comptable de la firme arrive en novembre. Le responsable de Vertex, une grosse boîte d?externalisation (Business Process Outsourcing) américaine, est attendu en décembre. La firme française Astek a déjà confirmé son installation dans la cybertour pour développer des logiciels. Idem pour Microsoft. Astek a recruté douze ingénieurs issus de l?université de Maurice. Ils sont en France pour se former au développement de logiciels. D?autres ingénieurs seront embauchés. Autre ?client? : Bhutel, joint-venture entre Mauriciens, Français et Américains, pour gérer un centre d?appels. Theo Finance, discute avec des partenaires mauriciens pour un joint-venture dans le secteur financier.
L?arrivée de ces firmes, c?est un peu les résultats des missions de la BPML en France...
Depuis juin, nous avons effectué deux missions en France en collaboration avec le Board of Investment (BOI). Les résultats sont intéressants. Les Français ne viennent pas seulement pour des centres d?appels et le développement des logiciels, mais aussi pour des pay-roll activities, des opérations bancaires. La France a toujours répondu présente à l?appel de Maurice. Une mission organisée en Angleterre a donné d?autres résultats positifs. Trois grosses boîtes britanniques viendront jauger sur place les facilités offertes par la cybertour. Ces Britanniques considèrent notre bilinguisme comme un avantage car elles ciblent une clientèle française. Ce sont surtout les joint-ventures, entre locaux et étrangers, qui feront la réussite de la cybercité et du secteur des Tics à Maurice.
Programmez-vous une visite en Inde ?
Nous partons pour la Grande péninsule à la fin de la semaine. Nous y rencontrerons des industriels qui travaillent pour une clientèle informatique francophone, en France, en Belgique, au Canada et au Luxembourg. On leur expliquera qu?ils peuvent accomplir la même tâche à Maurice à un taux plus compétitif. Nous solliciterons les boîtes indiennes pour monter un centre de support pour des opérations de Business Continuity Programme. Il faut vendre Maurice comme ?The Unique Location? pour des activités informatiques.
L?installation des opérateurs dans la cybertour ne souffre-t-elle pas d?un retard ?
Nous avons toujours dit que la cybertour sera prête fin décembre. Nous avons précisé que des tests et des commissioning devront être effectués jusqu?au mois d?avril. Pour les opérateurs qui ont confirmé leur installation et qui souhaitent démarrer leurs opérations en janvier ou février, nous avons fait les arrangements nécessaires pour qu?ils ne soient pas dérangés durant ces travaux de testing et de commissioning.
Qu?en est-il des firmes locales qui veulent s?installer dans la cybertour ?
Je ne souhaite pas voir les firmes mauriciennes transférer leurs activités du parc informatique à la cybertour. C?est là déshabiller Saint Pierre pour habiller Saint Paul. Si elles veulent étendre leurs activités et créer des emplois, elles sont les bienvenues à la cybertour. Une grosse boîte locale est en négociation avec un industriel français, mais c?est la firme française qui opérera dans la cybertour et non l?entreprise locale. Air Mauritius veut installer une partie de ses activités chez nous. A ce jour, très peu de firmes locales s?installeront dans la cybertour. Nous voulons celles qui créent de la valeur ajoutée.
N?y a-t-il pas un ?overlapping? de BPML et du Board of Investment dans la promotion du secteur informatique ?
La collaboration entre la Business Parks of Mauritius (BPML) et le BOI est excellente. On utilise les infrastructures du BOI à Paris. Nous avons organisé deux missions conjointes en France. Une fois le contact établi par BPML, en France ou en Angleterre, le BOI nous aide à faire le suivi auprès des opérateurs éventuels de la cybertour. Le BOI a aussi participé à une mission de la BPML à Londres. L?important, c?est d??uvrer pour le pays.
Combien d?emplois seront ainsi créés ?
La cybertour créera entre 4 000 et 5 000 emplois d?ici trois ou quatre ans. Si l?on considère les firmes qui opéreront deux-quarts (shifts) le nombre d?embauches augmentera. D?autres firmes s?installeront dans la zone d?affaires (business zone). BPML leur a loué à bail des lots de terrain d?un arpent. Une fois le bail signé, elles devront démarrer leurs chantiers dans les six mois. On attend 3 000 emplois dans ces zones, notamment dans le secteur des technologies de l?information et des communications (Tics).
Où en sont vos projets pour Rose-Belle et Goodlands ?
Les travaux d?infrastructure démarrent à Rose-Belle en janvier. Des bâtiments pour abriter les entreprises du secteur informatique seront érigés par BPML et le secteur privé. Le but : développer les régions nord et sud. BPML négocie l?acquisition d?un terrain à Goodlands. Le choix du site sera finalisé prochainement.
La signature des baux avec les firmes privées a-t-elle subi du retard ?
Près de 90 % de ceux qui ont loué les terrains signent leurs baux dans les semaines à venir. Le reste le fera d?ici décembre. Happy World, partenaire d?une firme étrangère, disposera d?un Centre de recouvrement des données (Disaster Data Recovery Centre) dans cette zone. La compagnie de réassurances Munich Mauritius Reinsurance Co. Ltd s?y installera aussi.
Quels sont les prix des appartements de la cybercité ?
Cela relève de la responsabilité de la Mauritius Housing Co. Ltd qui est notre partenaire. Nous travaillons actuellement sur les prix.
S?il existe des bâtiments industriels inutilisés, ils pourraient servir à d?autres activités du type informatique ?
A Amiens, dans le Nord de la France, les locaux d?usines textiles ont servi à loger des entreprises informatiques. Cela peut aussi se faire à Maurice. On peut rénover ces locaux pour aider à la création de white collar jobs à travers l?île. Ainsi, dans chaque famille mauricienne, il y aura au moins une personne qui travaillera dans le secteur des Tics.
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