Publicité

Intoxication des élèves : le flou persiste

21 octobre 2003, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le Premier ministre, Paul Bérenger, a indiqué que les causes de l?intoxication des dix-neuf enfants de l?école Rose-Belle North ne sont toujours pas déterminées. Il répondait hier à une interpellation du député Arvin Boolell. Le ministre de l?Education étant absent, c?est Paul Bérenger qui a assuré la suppléance à ce ministère.

Un rapport préliminaire du ministère de l?Environnement a attribué l?intoxication à un gaz provenant d?un réservoir d?oxydation d?une usine de fabrication d?alcool à 750 mètres de l?école. Mais le ministère de la Santé a noté que cette usine n?était pas opérationnelle dans la semaine précédant l?incident. Selon Paul Bérenger, même si l?équipement défectueux de l?usine a été réparé au lendemain de l?intoxication, l?odeur n?est pas aussi forte.

Le Chief Sanitary Engineer du ministère de la Santé estime de son côté que l?intoxication provient plutôt des pesticides utilisés pendant le week-end dans un jardin à proximité de l?école. Un rapport du ministère de l?Agriculture penche dans la même direction.

Le Premier ministre a précisé que le ministère de l?Education a ouvert une enquête pour déterminer comment le planteur privé à pu créer son potager à proximité de l?école. ?Il paraît qu?un parent d?un élève a eu l?autorisation de la Parent-Teacher Association et du maître d?école pour une telle exploitation. S?il y a eu manquements, nous allons prendre des actions appropriées?, a déclaré Paul Bérenger. Des dispositions ont été prises pour réduire l?effet toxique dans les environs, a-t-il ajouté.

L?intoxication des enfants des écoles de la Zone d?éducation prioritaire a aussi été abordée. Vingt-sept écoles bénéficient du programme d?aide à l?alimentation, a expliqué le Premier ministre en réponse à une question du député Siddick Chady. Ce dernier l?a également interrogé sur les modalités du contrat pour le yaourt et les pains fourrés. Réponse du Premier ministre : le contrat pour le yaourt, alloué à la Laiterie de Curepipe, est de plus de Rs 7 millions alors que celui des pains fourrés est de plus Rs 11 millions.

Concernant les analyses des échantillons de yaourt, le ministre de la Santé, Ashok Jugnauth, a précisé que tous les échantillons ont subi des tests tant au laboratoire central de l?hôpital Victoria qu?au Government Analysis Laboratory de Réduit.

Publicité