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Former pour? former
Durant une semaine, 26 aspirants entraîneurs étaient sous la houlette du Dr Miloslav Ejem. Instructeur de la Fédération internationale de volley-ball (FIVB), le Tchèque sillonne la région et a pour mission de faire des émules, en d?autres mots, il transmet sa passion pour la discipline, tout en formant les futurs coaches.
Avant d?atterrir à Maurice, le Tchèque était de passage aux Seychelles pour un cours d?entraîneurs niveau II. Il n?y est pas allé par quatre chemins pour nous avouer que « the level here is far better than in Seychelles ».
On ne doutait pas du potentiel de nos aspirants. Mais là où le bât blesse, c?est que de ces 26 stagiaires, rien que la moitié ou même le tiers, sera en activité. Le reste contemplera ce diplôme accroché, à coup sûr, sur un mur du salon.
Interrogé sur la question, le formateur avoue que la FIVB est consciente de ce problème. « C?est pour cela qu?on a tendance à former les entraîneurs le plus tôt possible. On vise les joueurs en fin de carrière ou ceux qui approchent la trentaine. Ceux-là sont plus susceptibles de rester dans le circuit », explique-t-il.
Rester dans le circuit
À titre d?exemple, Amar Aundoo, capitaine d?Ernest Florent, Melchior Minioppo et Jean-Claude Silvère du Port-Louis Red Star, Lindley Montille (Quatre-Bornes) et Rajen Soupramanien de l?Olympique L?Escalier, font partie de cette catégorie de stagiaires. Il y a aussi des chevronnés qui, bien que ne détenant pas ce diplôme, ont connu l?ivresse du succès. Daniel Virginie est de ceux-là. Ancien entraîneur de l?équipe féminine de la Fire Brigade, il est retourné sur les bancs de l?école afin d?être en règle avec les lois fédérales. Car aucun entraîneur ne peut coacher une équipe de D1 sans un diplôme de niveau I. Faute de diplôme, l?entraîneur doit se contenter de jouer au coach dans les gradins. Même si ça lui a réussi dans le passé, Daniel Virginie compte changer les choses, lui qui, en 1991, avait eu son SAP (Sports Aid Program) avec le même Dr Miloslav Ejem. « Ce stage réussi, je vais retourner aux sources, c?est-à-dire vers les jeunes. Je m?occuperai des jeunes de ma région de Vacoas », explique-t-il.
Quant à Lindley Montille, il retournera dans son club où deux entraîneurs occupent déjà la place, à savoir Lindsay Wilson et Bertrand Surnois. Avant d?aspirer à prendre les commandes de Quatre-Bornes VBC, il aura tout le temps pour découvrir le rôle d?entraîneur. D?ailleurs, ce cours lui fait voir le volley avec de nouveaux yeux. « En tant que joueur, on ne voyait pas les choses de la même manière. Là vraiment, on comprend nos entraîneurs », estime le passeur.
Pour le Dr Ejem, ce groupe possède du potentiel. « Il y a des joueurs qui ont évolué à un très bon niveau. Et parmi le reste, il y en a qui sont encore joueurs en D1. Ce qui fait que le niveau est au-dessus de la moyenne. Mais quoi qu?il en soit, l?objectif premier sera de réussir aux examens. Cependant, l?examen le plus difficile sera bien évidemment dans le long terme où ils devront faire leurs preuves », prévient Miloslav Ejem.
Hier, les cours ont pris fin avec les épreuves pratiques et théoriques. En attendant les résultats, Miloslav Ejem reprend la route. La formation n?attend pas, dit-il. Alors que les aspirants reprendront leur rôle de joueurs, d?arbitres et même d?adjoint coach.
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