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Bush entame une campagne pour justifier sa politique

8 octobre 2003, 20:00

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La campagne a débuté hier par un discours, à Chicago, de la conseillère à la sécurité nationale, Condoleezza Rice, récemment promue à la tête d'un ?groupe de stabilisation de l?Irak?.

Devant le Conseil des relations extérieures, Rice devait s?attacher à combattre l?impression que les Américains n?ont rien trouvé concernant les armes de destruction massive en Irak, dont la présence supposée aux mains de Saddam Hussein a servi à justifier l?invasion de mars dernier.

David Kay, conseiller spécial de la CIA chargé de coordonner la quête d?AMD en Irak, a admis qu?il était bredouille dans un premier rapport d?étape au Congrès. Mais Rice compte insister sur ce que David Kay a trouvé, notamment des laboratoires suspects.

Le discours de Condoleezza Rice sera suivi aujourd?hui d?allocutions de George Bush, dans le New Hampshire et au Kentucky, qui saluera la contribution des soldats de ces Etats. Vendredi, ce sera au tour du vice-président, Dick Cheney, de prendre la parole à Washington.

Six mois après la prise de Bagdad et le renversement de Saddam Hussein, Bush enverra en Irak dans les six prochaines semaines plusieurs hauts responsables chargés de souligner des progrès effectués dans la reconstruction, et notamment la mise en circulation d?une nouvelle monnaie irakienne dans les jours à venir.

Un effort soutenu

En outre, le président américain accordera plusieurs entretiens à des médias régionaux lundi prochain et son allocution radiophonique hebdomadaire du samedi sera consacrée pendant tout le mois au dossier irakien.

?Il s?agira d?un effort soutenu pour montrer au peuple américain les bénéfices de notre engagement dans ce pays, de notre engagement en tant que coalition, et de notre dévouement en tant que peuple qui apprécie la liberté et apprécie le travail de nos soldats?, a déclaré le directeur des communications de la Maison blanche Dan Bartlett.

L?après-guerre en Irak, avec son lot quasi quotidien de victimes américaines, pèse sur la campagne de réélection de Bush à la présidence en novembre 2004.

Un sondage diffusé par CBS et le New York Times la semaine dernière a révélé que l?opinion publique doutait de plus en plus du bien-fondé de la guerre en Irak.

Seulement 41% des personnes interrogées jugent que l?enjeu mérite l?actuel tribut humain et financier versé par les Américains, contre 53% qui sont de l?avis contraire.

La campagne médiatique de George Bush survient aussi à un moment où l?administration veut obtenir du Congrès l?approbation d?un ?paquet? financier de 87 milliards de dollars pour financer sa politique en Irak, dont 20 milliards spécifiquement alloués à la reconstruction. Certains membres du Congrès veulent diminuer cette somme ou la transformer en prêts.

Steve Holland

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