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Perception de la corruption : Maurice perd huit places
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Perception de la corruption : Maurice perd huit places
Maurice dégringole de la 40e à la 48e place dans l?indice de perception de la corruption (IPC) 2003. Dans le classement établi par Transparency International sur 133 pays, elle obtient 4,4 points sur 10.
Le rapport a été rendu public hier après-midi à Maurice par Transparency Mauritius et au même moment dans les autres pays. Il indique que ?neuf pays en développement sur dix ont un besoin urgent de soutien pratique pour lutter contre la corruption?.
Maurice perd ainsi huit places par rapport au dernier classement établi sur 102 pays. Au niveau de l?Afrique et du Moyen-Orient, Maurice prend la 12e place, à égalité avec l?Afrique du Sud. Toujours dans cette région, Israël prend la première place (21e rang mondial). Le Botswana a la 4e place (30e mondiale), la Namibie la 9e (41e mondiale).
Les pays nordiques, Finlande, Islande et Danemark, ainsi que la Nouvelle-Zélande sont respectivement à la première, deuxième, troisième et quatrième place mondiale avec 9,7, 9,6 et 9,5 points. Singapour suit en cinquième position avec 9,4 points. La Suède conserve un bon score avec plus de neuf points. Un pays en développement sur deux obtient moins de trois points, ce qui traduit un haut niveau de corruption.
Ce classement est établi après l?analyse de 17 enquêtes et sondages réalisés par 13 organismes indépendants tels le World Economic Forum, la Banque mondiale, l?Economist Intelligence Unit, PriceWaterhouseCoopers ou encore Gallup International. Les données ont été recueillies de 2001 à 2003.
Stimuler le débat public
Ce classement, explique Josie Lapierre, secrétaire de Transparency Mauritius, est un outil de recherche sur les causes et conséquences de la corruption. Il permet aussi de stimuler le débat public. Durant cette année, explique-t-elle, Transparency Mauritius a choisi de mettre l?accent sur les jeunes.
?ll est essentiel d?éduquer et de sensibiliser dès aujourd?hui les décideurs et les citoyens de demain.? Jacques Dinan, membre de Transparency International, estime que tout un chacun doit contribuer à l?amélioration de son pays. ?We must put into practice what we say.?
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