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L?Action civique monte au créneau
Les habitants de morcellement de Chazal, à Flic-en-Flac, ont en assez de passer des nuits blanches à cause de la pollution sonore ou de vivre, malgré eux, pieds dans l?eau en période pluvieuse. Ils se sont regroupés pour former l?Action civique du morcellement de Chazal afin que leur voix ne crie pas dans le vide.
Les dernières grosses pluies qui ont inondé tout le morcellement, ont été la goutte d?eau qui a fait déborder le vase. Une trentaine de personnes de la région dont des fonctionnaires et de hauts cadres se sont rencontrés régulièrement pour trouver une solution à leur problème. C?est ainsi que des Forces vives ont vu le jour avec l?ancien président du conseil de Rivière-Noire, Kemraz Ortoo.
Harry, exerçant dans le service civil, affirme que plusieurs pétitions ont été envoyées aux membres du gouvernement pour résoudre les problèmes d?inondation. Il ressort que la topographie du morcellement et un ruisseau à proximité sont la source des inondations car l?eau du ruisseau se déverse dans les drains.
Selon les informations obtenues du conseil de district, des procédures sont en cours pour le dragage de ce ruisseau et des ingénieurs du gouvernement travaillent actuellement pour trouver une solution à long terme à ce problème. ?Nous souhaitons que les travaux nécessaires débutent le plus vite possible parce que, avec l?arrivée de l?été, nous craignons les pluies cycloniques?, déclare Harry.
Entre-temps, les riverains sont incommodés par des moustiques qui pullulent les drains toujours remplis d?eau depuis la dernière inondation. ?Quelques personnes en manque de civisme n?arrangent pas les choses. Elles jettent des ordures dans ces drains et c?est ce qui complique la situation?, lance pour sa part Mila Rajcoomar, membre de l?ACMF
Un cauchemar : le bruit
Outre les inondations, les membres de l?association affirment qu?ils sont souvent réveillés en pleine nuit par des noctambules qui louent des campements dans le morcellement. Les derniers accrochages verbaux entre les habitants et des campeurs remontent à samedi dernier. Il a fallu l?intervention de la police pour qu?ils baissent le son de leur musique.
?Ils nous disaient qu?ils avaient payé Rs 1 500 pour un campement et qu?ils avaient le droit de s?amuser jusqu?à tard?, raconte Anil Rajcoomar. Celui-ci affirme que souvent les habitants accordent aux campeurs un temps raisonnable pour faire la fête malgré que ce soit une zone résidentielle, mais quelquefois la musique est diffusée à fond jusqu?à l?aube. La police de l?environnement a déjà sévi, disent-ils, mais chaque week-end, c?est le même calvaire.
?À l?approche du week-end, nous sommes angoissés sachant que ce sera difficile de dormir. Il y a des étudiants qui n?arrivent même pas à faire leurs devoirs?, lance Mira Rajcoomar.
Les membres de ACMC évoquent aussi l?absence de certaines aménités au morcellement. Un soir, Harry a eu une mauvaise surprise en rentrant chez lui. Des cambrioleurs tentaient de scier l?antivol de sa fenêtre. Il attire l?attention des autorités sur l?absence de lampadaires dans le quartier. ?L?obscurité attire les cambrioleurs.
Il suffirait de quelques points de lumière pour décourager les personnes mal intentionnées?, dit-il. Il soutient que, selon le Morcellement Act, une portion de terre du lotissement doit être convertie en espace vert. Or, les membres de ACMC affirment qu?un tel espace est inexistant. Ils souhaitent une rencontre avec les députés de la circonscription et le Private Parliamentary Secretary Prem Aumeer.
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