Publicité

Blair et Bush ne regrettent pas la guerre contre Saddam

29 septembre 2003, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le Premier ministre britannique, Tony Blair,faisant écho à son allié américain George Bush, a déclaré qu?il n?avait aucun regret d?être intervenu militairement en Irak.

Malgré des cotes de confiance et de popularité en chute libre, Blair, interrogé par la BBC au début du congrès annuel du Parti travailliste, a déclaré : ?Je ne présente pas d?excuses à propos de l?Irak. Je suis fier de ce que nous avons fait.?

Ouvrant les travaux du congrès travailliste dans la cité balnéaire de Bornemouth (Angleterre), le président du Labour, Ian McCartney, a invité les militants à mettre de côté leurs divergences sous peine de perdre le pouvoir.

Comme Bush l?avait fait samedi lors de son allocution radiophonique hebdomadaire, Blair a affirmé être certain que Saddam Hussein était ?une menace sérieuse pour sa région et pour le monde entier?.

Le fait que les forces américano-britanniques n?aient trouvé dans ce pays aucune arme de destruction massive, ainsi que le suicide d?un expert en armes biologiques du gouvernement britannique, suivi d?une enquête publique sur ce décès, ont fortement écorné l?image du Premier ministre britannique.

?Un monde plus sûr aujourd?hui?

Le Dr David Kelly s?est suicidé après avoir été présenté comme la source principale d?un reportage de la BBC accusant le gouvernement d?avoir ?gonflé? le dossier sur les armes illégales irakiennes pour justifier la guerre contre le régime de Saddam Hussein.

Mais Blair a exhorté les Britaniques à attendre les conclusions d?un rapport américain sur les armes irakiennes et a rejeté les propos d?Hans Blix, l?ancien chef des inspecteurs en armement de l?Onu, selon lequel Saddam Hussein aurait probablement détruit la plupart de ses armes de destruction massive dès 1991.

?Pourquoi diable a-t-il fait obstacle aux inspecteurs de l?Onu tout au long des années 1990 ? Pourquoi a-t-il fallu, comme nous l?avons fait avec les Américains, que nous bombardions Bagdad en 1998 quand les inspecteurs ont été chassés ??, s?est il interrogé.

?Je trouve cela absolument extraordinaire. Mais l?avenir nous le dira?, a-t-il ajouté.

Le président américain George Bush a lui aussi tenté de rassurer les Américains sur le bien-fondé de l?intervention en Irak, malgré l?absence de découverte d?armes de destruction massive et les attaques quasi-quotidiennes subies par les troupes américaines.

?Le monde est plus sûr aujourd?hui car, en Irak, notre coalition a mis fin à un régime qui cultivait des liens avec le terrorisme tandis qu?il construisait des armes de destruction massive?, a-t-il affirmé.

Enquête

La conseillère de Bush affirme l?existence des rapports récents sur les ADM

Condoleezza Rice a affirmé hier qu?il existait des rapports récents des services de renseignements américains concernant l?existence d?armes de destruction massive (ADM) en Irak, alors que des membres du Congrès avaient estimé que cette information était ancienne ou fragmentaire.

Rice, conseillère du président Bush sur les questions de sécurité, a rejeté les conclusions de la Commission des services de renseignements de la Chambre des représentants, selon qui la plupart des informations sur les ADM reposait sur des avis émis avant le départ d?Irak des inspecteurs en désarmement de l?Onu en 1998. ?Il y a eu un enrichissement des informations entre 1998 et la période qui a précédé la guerre?, a affirmé Rice sur la chaîne de télévision américaine Fox News.

?Et rien n?a indiqué un changement dans les efforts déployés par Saddam Hussein pour se doter d?armes de destruction massive?, a-t-elle poursuivi.

?Il était très clair que cela continuait, constituant un danger grandissant?, a-t-elle ajouté. ?Oui, je pense que je qualifierais ceci de nouvelle information.?

Rice répondait aux questions soulevées par le président de la Commission, Porter Goss (républicain, Floride), et par la démocrate Jane Harman (Californie) dans une lettre datée de jeudi et adressée au directeur de la CIA, George Tenet, et que Reuters s?est procuré ce week-end. Il n?existait pas assez d??informations précises? concernant les programmes d?armement de l?ancien président irakien Saddam Hussein, ses capacités et les liens de l?Irak avec le réseau extrémistes Al Qaïda, estiment les élus. La lettre, qui ne reflète pas l?opinion de l?ensemble de la Commission, cite la faiblesse des renseignements récoltés par des espions sur le terrain et conclut qu?il existe des ?carences significatives? dans ce domaine. Les Etats-Unis avaient en grande partie justifié la guerre en Irak par le danger représenté par l?existence présumée.

Evelyn Leopold

Publicité