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Dolly Moothoo en a marre !

12 septembre 2003, 20:00

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La petite fée du tatami, Dolly Moothoo, en a ras le bol. Après les Jeux olympiques d?Athènes de 2004, elle arrête la compétition.

Actuellement en France, Dolly Moothoo rejoindra les autres pensionnaires du centre international de Rabat au Niger le 18 prochain pour un stage de préparation dans le cadre des Jeux d?Afrique (4 au 13 octobre).

?Après les Jeux d?Afrique, je resterai à Rabat grâce à la bourse dont je bénéficie de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports des pays francophones (CONFEJES) à travers le Fond francophone de préparation olympique (FFPO) jusqu?au Jeux olympiques?, précise Dolly Moothoo.

L?air au sein de la fédération mauricienne de judo est devenu si irrespirable qu?elle ne pense même pas retourner à Maurice comme entraîneur : ?Il y a trop de choses incompréhensibles qui s?y passent?, dit-elle.

Pour cette dernière qui a toujours tout accepté sans broncher, c?est, également, l?heure des vérités. ?Je n?ai jamais compris pourquoi c?est Mike Mounawah qui a reçu la bourse de la Solidarité olympique dans le cadre d?une préparation pour les prochains JO.

Pourquoi pas Antonio Félicité ou moi ? Antonio, unique médaillé mauricien aux Jeux du Commonwealth, le méritait plus que nous tous. Au moins lui, il a fait ses preuves au niveau international?, lance Dolly Moothoo.

?Qui plus est, au ministère de la Jeunesse et des Sports, on m?a dit que la fédération s?est dit insatisfaite de mon travail comme Advisor Coach. Pourtant pendant un an, je me suis tuée au travail.

Même si cela n?était pas dans mon contrat, je n?ai rien dit quand on m?a demandé de remplacer l?ancien secrétaire administratif de la FMJ, Mike Mounawah, lorsqu?il était en déplacement. Cela prouve simplement qu?ils ne veulent pas travailler avec moi?, lance-t-elle.

Toutefois, du côté de la FMJ, le président, Lindsay Paul, affirme que ce n?est que parce que Dolly sera absente du pays jusqu?à 2004 qu?elle n?a pas obtenu de contrat : ?Je ne vois aucune raison de lui couper l?herbe sous les pieds.?

Quant à sa défaite en finale face à la Malgache Martine Randriamalaniana, Dolly ne s?en est pas complètement remise.

?Cette médaille, l?arbitre Réunionais me l?a volée. Et même si cela avait été autrement, je n?aurai jamais critiqué le directeur technique du centre de Rabat, Hassen Ikhlef, pour me laver de cette défaite?, précise Dolly Moothoo.

Contrairement à ce que prétend Joseph Mounawah, Dolly Moothoo assure que ce n?est pas le programme de préparation d?Hassen Ikhlef qui lui a fait défaut. ?C?est vrai que contrairement à Yannick David, Mike Mounawah et moi, l?échéance des autres judokas du centre était les Jeux d?Afrique prévus trois semaines après les JIOI. Mais on ne peut dire que c?est le manque d?affûtage technique qui nous a fait défaut. Car la technique nous l?avons. Avec l?expérience que j?ai, je ne peux dire qu?il me manque de la technique?, dit-elle.

par Jennifer PENELOPE

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