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Petite finale

4 septembre 2003, 20:00

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À l?heure des bilans, on viendra dire que cette sélection valait de l?or. Qu?elle avait les moyens de rivaliser avec les Seychelles. On dira aussi que le match perdu contre Madagascar n?est que du gâchis, une erreur de parcours. On accusera la mauvaise gestion de la pression. Les raisons n?en finissent pas. Ce film, on l?a aussi vu après les Jeux de 1998. Du réchauffé, on n?en veut pas.

Pour l?immédiat, Maurice s?en va en guerre pour le même métal qu?elle avait accroché à son cou en 1998. Cette génération n?émulera finalement pas celle de 1993 aux Seychelles. Il va donc falloir attendre encore quatre années. Le temps de la construction d?une nouvelle équipe avec des Jéry, Duval et autres de l?équipe actuelle.

Avant tout, Maurice aura pour mission de consolider son acquis, la troisième place du podium de 1998. Cette mission, nos filles ne peuvent que la réussir en ayant la même détermination que celle de mercredi soir. Cette rage de vaincre et cette révolte avaient fait leur force. Cette fois-ci, les Bleues seront sans doute plus combatives que lors du match de mercredi soir. La petite finale, c?est pour aujourd?hui et Stéphane Mouezy vient avec sa petite idée en tête. D?autant plus que la Réunion, au vu de ce qu?elle a démontré face à Madagascar et les Seychelles, est loin d?être facile à manier. Lydie Numa, meilleure marqueuse de l?équipe, peut être difficile à contrer. Kloster, 14 ans seulement, est une excellente contreuse mais est rarement sollicitée en attaque. Grosset et Rakotovoa sortent des services smashés qui déstabilisent.

Pour s?en sortir, Maurice doit être aussi forte qu?elle l?a été mercredi. Le service a été la clé du match. Sandrine Jéry, la grande révélation de ces Jeux, a atomisé l?adversaire au service smashé et pied à terre. Maïta Bassy prend des risques. Quand ça passe, ça casse aussi. Bistoquet joue au rusé, tout comme Petit.

Dans la distribution, un peu d?accélération ferait le plus grand bien sur les ailes. Et quand la réception le permet, Bassy et Petit ne demandent que ça.

La technique et la tactique, on les maîtrise. Les filles n?ont pas passé des heures sur les courts pour rien. Le gros souci réside dans le mental. Quand le public du gymnase Pandit Sahadeo grondera, il faut que Maurice passe au rouge, au rouge sang ! Il n?y a pas de raison de pâlir.

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