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Bérenger évoque avec émotion ses années de lutte syndicale
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Bérenger évoque avec émotion ses années de lutte syndicale
C?est un Paul Bérenger nostalgique de ses revendications syndicales des années 70, dans le port, qui a inauguré la gare maritime Aurélie Perrine, jeudi dernier. Emu, il a raconté l?histoire du port, évoqué quelques tranches de l?histoire du pays, et n?a pas manqué de rendre un vibrant hommage aux travailleurs de ce secteur.
Le vice-Premier ministre est d?avis que «le pays a une dette vis-à-vis des travailleurs du port.» Il se souvient, entre autres, d?Aurélie Perrine, ancien président du Port-Louis Harbour and Docks Workers Union : «Lorsque nous célébrons la mémoire d?Aurélie Perrine, ce sont les deux années de braise (70-71) qui nous viennent à l?esprit. Tous ceux qui étaient associés n?oublieront jamais ces années-là.» Bel hommage, la nouvelle gare maritime porte son nom. Paul Bérenger a aussi parlé de Hurryparsad Ramnarain et de Jack Nagdan. Il a tenu à saluer le trio qui était «efficace à un moment crucial de l?histoire du pays.»
Il a évoqué les problèmes que rencontraient les travailleurs du port à l?époque, «ils n?avaient pas de dignité et de valeur. On avait interdit leurs syndicats. Les salaires avaient été gelés. Les travailleurs transportaient jusqu?à 100 sacs de riz et de sucre sur le dos.»
Face à ces difficultés, ses amis et lui ont mené un combat. Il en est fier aujourd?hui : «C?est pour tout cela que nous avons risqué notre vie, et que nous avons fait de la prison durant des années.»
Se remémorant les années 70?71, Paul Bérenger a fait état de la censure de la presse, de l?emprisonnement des syndicalistes et plusieurs dirigeants du MMM. Le premier «crime politique» qui a eu lieu par la suite est celui d?Azor Adélaïde. Un autre moment sombre de l?histoire du pays, souligne le ministre des Finances. Il n?a pas non plus oublié les grèves générales et l?état d?urgence.
Il a comparé la lutte syndicale de cette période à celle des années 36, 37, 38 et 43. «Ceux qui connaissent l?histoire du pays savent qu?il a connu la même chose dans ces années-là. Les syndicats n?avaient pas de droits ni de dignité. Ces deux périodes se ressemblent beaucoup.»
Paul Bérenger a également commenté les propos du leader du Parti travailliste. Navin Ramgoolam avait, en effet, fait des commentaires sur la lutte syndicale d?Emmanuel Anquetil, lors de l?anniversaire de sa mort. «Il le flatte, il le vante et en même temps, il parle de grève sauvage en 1970-71. Il a le culot de célébrer Emmanuel Anquetil, mais ne se rend pas compte qu?entre 1937 et 1938, ce dernier a été emprisonné à plusieurs reprises en même temps que d?autres dirigeants du PTr.»
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