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L?existence du collège dentaire contestée
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L?existence du collège dentaire contestée
Le nouveau collège dentaire d?Arsenal à peine inauguré hier, voilà que son existence est déjà menacée. Ramesh Boodhoo, un dentiste exerçant dans le privé, réclame de la Cour suprême une Judicial Review sur l?octroi des permis d?opération à cette institution.
Alors que l?examen de la Judicial Review a été fixé au 8 septembre, le dentiste a auparavant sollicité un ordre intérimaire de la cour pour empêcher la direction du College of Dentistry d?inaugurer l?établissement et de dispenser les cours. Toutefois, la juge Saheeda Peeroo, siégeant en référé jeudi, n?a pas accédé à cette requête.
Selon l?argument principal de Ramesh Boodhoo, la Tertiary Education Commission (TEC) et le ministère de l?Education ont agi ultra vires en accordant les autorisations nécessaires au R.F.Gandhi A.K. Trust, instance indienne qui pilote le projet.
Dans un affidavit rédigé par l?avoué Me Sivakumaren Mardemootoo, le dentiste qui est défendu par Me Sanjay Bhuckory, avocat, expose les motifs de sa requête.
En septembre 2001, le Trust soumet un projet de collège-hôpital dentaire. Des investissements de Rs 185 millions sont requis pour l?achat de terres et la construction de 100 000 pieds carrés de bâtiments.
Les partenaires du projet sont le dentiste Gayanand Chummun et le Trust, qui gère un collège semblable en Inde depuis l?an 2000. Il est prévu que le College of Dentistry soit affilié à la Bhavnagar University, pour permettre une meilleure reconnaissance des diplômes.
Investissement de Rs 185 m promis
En juillet 2002, le comité technique de la TEC accorde au Trust une autorisation provisoire, sous certaines conditions.
Or, moins d?un an après, le Trust informe le comité que son rôle se limitera dsormais àgérer le collège dentaire et à en être le consultant.
Ce faisant, estime Ramesh Boodhoo, le Trust a unilatéralement (single-handedly) exclu les investissements massifs de l?étranger de Rs 185 millions. Ce serait d?ailleurs en se fondant sur ces chiffres, que les dites autorisations auraient été accordées.
Malgré cela, la TEC et le ministère de l?Education donnent leur feu vert pour l?exécution du projet au Trust qui, selon Ramesh Boodhoo, aurait délibérément induit les autorités en erreur.
Le dentiste souligne également que ce projet contrarie ses intérêts professionnels dans la mesure où le pays disposerait désormais d?un nombre élevé de dentistes.
Ashok Jugnauth, le ministre de la Santé, ne l?entend pas de cette oreille. A la cérémonie inaugurale, il fait ressortir que l?île ne dispose que d?un dentiste pour 8 000 personnes, alors que la proportion est d?un dentiste pour 2 000 personnes dans les pays développés. D?où la nécessité d?avoir un collège de ce type.
Dans ce même document, le dentiste estime qu?il est désavantageux pour la profession que des «étudiants soient formés dans des locaux non adaptés pour l?installation d?un collège dentaire». Et d?ajouter : «Le Trust n?ayant pas obtenu la permission de la Reserve Bank of India d?investir à Maurice, les Rs 185 millions ? qui avaient impressionné le Board of Investment et le gouvernement ? ne sont plus disponibles. »
aménagement temporaire
Le Resident director du collège, le dentiste Gayanand Chummun, dément formellement les affirmations de son confrère. A la cérémonie d?hier, il a assuré que l?aménagement du collège dans une usine désaffectée n?est que temporaire. «Le programme d?investissement de Rs 185 millions tient toujours», a-t-il affirmé.
Répliquant aux assertions de Ramesh Boodhoo, Anup Mohan Johri, Finance Controller du Trust, énumère les diverses étapes administratives qui ont mené à l?aboutissement du projet.
Au 11 août 2003, dit-il, quelque Rs 11,6 millions ont été initialement injectés et des équipements d?une valeur de Rs 7 millions installés. Le collège a déjà obtenu l?autorisation de recruter 66 formateurs étrangers et 25 étudiants sont déjà inscrits.
Le Financial Controller se réserve le droit de répondre par voie d?affidavit aux accusations de Ramesh Boodhoo et déplore que ce dernier ait attendu la dernière minute pour contester l?inauguration de l?établissement qui a retenu les services de Me Ivan Collendavelloo, Senior Counsel et Me Rajesh Bucktowonsing, avoué.
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