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Le petit plus qui fait la différence
Ramanooj Gopalsingh a de quoi pavoiser. Ses troupes ont récemment donné à la population matière à être fière d?elles. L?arrestation des violeurs présumés de Sandra O?Reilly après un an de patiente traque, celle plus rapide d?un suspect dans le viol et le meurtre de Nadine Dantier, sont autant de signes qui confortent le public.
Si la perfection n?existe nulle part, il y a encore de la marge pour que le service délivré par la police soit irréprochable. Samedi dernier, l?express faisait état de l?agression sauvage et gratuite, le 25 juillet dernier, d?un automobiliste ayant heurté un motocycliste au Old Moka Road, Pailles. L?automobiliste en question s?est fait rouer de coups par une foule hostile alors qu?il avait eu l?humanisme de s?arrêter pour tenter de porter secours au blessé.
Un lecteur qui empruntait cette route après l?accident, nous a signalé qu?il a téléphoné à la police pour faire part d?un début d?émeute et réclamer une intervention urgente. Son interlocuteur téléphonique lui aurait promis que celle-ci serait prompte.
Or, l?intervention est arrivée une demi-heure plus tard quand la sauvagerie s?était apaisée. Trente minutes, ce n?est pas ce qu?on pourrait qualifier de prompte intervention ! Et dire qu?il y a un poste de police à Pailles et que les Casernes centrales sont à moins de dix minutes en voiture ! Il n?y a pas eu mort d?homme certes, mais voilà un incident qui aurait pu être évité.
Un autre exemple de ce petit plus qui ferait toute la différence, concerne la rue des Oursins à Riche-Terre, là où il y a eu des agressions répétées sur des chauffeurs de taxi. Quelques jours après la dernière attaque, le 23 mai dernier, on a pu constater la présence quotidienne et constante de deux policiers. Et même si cela devait être exténuant pour ces hommes d?être debout par tous les temps, leur seule présence suffisait à décourager les tentatives. Or, les patrouilles policières ont commencé à se raréfier.
Les coupeurs de gorge de ce pays ne sont pas stupides au point de retourner sur les lieux de leurs crimes quelques semaines après l?avoir commis. Surtout s?ils savent que des policiers y sont en patrouille. Ce n?est qu?au moment où ces derniers disparaîtront que les malfrats passeront de nouveau à l?action. Il ne faut pas être sorcier pour le savoir.
Nous ne mettons pas en doute la parole du commissaire de police quand il déclare que ses hommes ne s?endormiront pas sur leurs lauriers. Mais la force policière devrait être plus prompte à réagir et plus présente sur le terrain pour obtenir une note maximale et le vote de confiance du public.
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