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Les neuf faiblesses du textile
Une étude entreprise par la Textile Emergency Support Team (TEST) a identifié neuf failles génériques de l?industrie du textile-habillement. Le diagnostic est celui du Dr Melkote Ramsay, un expert en textile basé en Australie.
Les faiblesses se trouvent dans les domaines suivants : utilisation et méthodes d?acquisition des matières premières ; planification des procédures en vue d?améliorer la productivité ; gestion des ressources humaines ; coûts financiers ; gestion financière ; gestion des inventaires ; niveau de technologie utilisée; marketing international et fixation des prix qui permettraient d?être compétitif.
L?évaluation est basée sur la méthode Rapmodes développée par le Dr Ramsay. Il a traité les données fournies par huit usines de textile-habillement avant d?arriver à ce premier constat. Jusqu?ici une trentaine d?entreprises ont fait parvenir certaines de leurs informations financières pertinentes (essentiellement des données des management accounts) au National Productivity and Competitiveness Council (NPCC), responsable de la partie évaluation du plan de sauvetage du textile. L?exercice a débuté la semaine dernière.
La TEST est responsable du programme dans son ensemble. Il s?agit d?une initiative conjointe public-privé en vue de sortir le textile-habillement de ses difficultés. A partir de cette première observation générale, les entreprises pourront solliciter des sessions cliniques individuelles et bénéficier de l?expertise du Dr Ramsay.
Assistance technique et financière
Les entreprises sont libres cependant de choisir le moyen qui leur convient pour s?attaquer aux failles identifiées. Par exemple, si les problèmes sont d?ordre financier, elles pourront faire appel aux différents plans existants dont, le National Equity Fund, le Textile Modernisation Fund et les plans de fonds de roulement de la Banque de développement (BDM). Si l?assistance est de nature technique ou a trait à la gestion, la TEST aidera à rechercher l?expertise localement ou ailleurs.
Une analyse plus détaillée est prévue dans la deuxième étape de l?évaluation. Des propositions de changement au niveau de la politique industrielle s?ensuivront. Pour que la formule marche convenablement, il est primordial que tous les partenaires aient une compréhension commune des difficultés et des solutions. ?Nous voulons que tous les stakeholders soient partie prenante du diagnostic. Ainsi nous aurons une rencontre avec les banques, jeudi prochain, pour leur expliquer la méthodologie de l?étude de même que les résultats préliminaires?, explique le directeur du Joint Economic Council (JEC), Raj Makoond, un des responsables de la TEST.
Les institutions financières seront plus à même d?accompagner les entreprises en quête de financement. Les failles ainsi que les moyens disponibles en vue de résoudre les problèmes cycliques et structurels seront alors plus visibles. Vu les récentes difficultés du secteur, les banques ont été frileuses à injecter des capitaux. Cela n?a fait qu?accentuer les problèmes.
La TEST compte aussi rencontrer les cabinets de consultants susceptibles de participer au niveau des interventions cliniques. Le plan de restructuration tant attendu est donc en marche. Les grands moyens de sauvetage se sont avérés nécessaires après que plusieurs usines de confection ont fermé leurs portes, ou ont annoncé leur intention de le faire. Des milliers d?emplois sont menacés. Il y a donc urgence.
L?industrie mauricienne du textile-habillement vit difficilement l?intensification de la concurrence venant de gros producteurs de vêtements, dont la Chine en particulier. L?entrée du géant asiatique dans le système du commerce international est venue bouleverser tout le marché grâce à des productions à faibles coûts. Les moyens utilisés par les Chinois font grincer les dents. Des subventions à l?exportation et des stratégies très agressives de dépréciation délibérée de la monnaie locale sont légion afin d?acquérir les parts de marché.
Outre la menace chinoise, les exportations mauriciennes font face à la compétition grandissante de l?Inde, du Pakistan, du Bangladesh et d?autres pays d?Asie qui peuvent s?appuyer sur une main-d??uvre nettement moins chère que la nôtre.
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