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Ramesh Basenoo
Le Local Government Act vient d?être voté au Parlement. Votre avis ? Cette loi devrait être revue. Je crois que nous ne sommes pas encore prêts à aller de l?avant et qu?il nous faudra au moins cinq ans avant sa mise en application.
Pourquoi tant de pessimisme ?
Je suis réaliste. Etant donné qu?il n?existe aucun cadastre, il serait très difficile de définir les critères devant entrer en ligne de compte pour l?imposition de la taxe rurale. Le conseil administratif de Rose-Belle a peu de ressources humaines. Il lui est donc pratiquement impossible de veiller à ce que les gens respectent scrupuleusement les lois concernant le permis de développement. Si tel n?est pas le cas, comment entamer des poursuites légales contre les contrevenants ? D?autant plus qu?ils ne disposent pas d?un budget pour faire un suivi.
Votre avis sur la taxe rurale ?
On ne peut imposer, du jour au lendemain, la taxe rurale sans en mesurer les conséquences. Sinon, nous risquons de perpétuer les inégalités qui existent déjà, même entre certains villages, sur le plan des infrastructures, des loisirs et autres aménités sociales. Je ne suis pas certain que ce serait raisonnable d?imposer la même somme aux habitants de Rose-Belle qui, d?une manière ou d?une autre, ont accès à certaines facilités comme le transport, et à ceux qui habitent à Cluny, Banane et Mare-Chicose, villages projetés depuis des années dans l?actualité à cause du centre d?enfouissement.
Quelles sont vos suggestions ?
Au lieu d?injecter de grosses sommes dans la National Development Unit, je suggère une plus grande coordination entre le Central Electricity Board, la Central Water Authority, Mauritius Telecom et d?autres secteurs concernés, pour des projets à long terme. Les autorités doivent, une fois pour toutes, mettre fin à l?anarchie qui existe actuellement sur nos routes.
Propos recueillis par Jocelyn ROSE
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