Publicité
SAJ : Maurice peut et doit devenir un centre régional de formation
Par
Partager cet article
SAJ : Maurice peut et doit devenir un centre régional de formation
Le gouvernement est convaincu de la nécessité d?une rationalisation poussée de ses ressources humaines. Une loi en ce sens a été votée hier. Elle doit permettre de mieux former nos futurs professionnels, vecteurs du succès mauricien.
Maurice ne pourra répondre aux attentes de l?économie si elle n?a pas une main-d??uvre compétente. Pour cela, il faut une politique d?éducation efficace. Le gouvernement est déterminé à faire du pays un centre régional de formation.
Le Human Resources Development Bill adopté hier avec amendements par l?Assemblée nationale a notamment comme objectif de mettre en place le Human Resource Development Council. Ce corps parapublic doit mettre de l?ordre dans le secteur de la formation. Cela ne pourra se faire qu?en formulant une politique et des stratégies au niveau du développement des ressources humaines.
Le conseil gérera également le National Training Fund pour recueillir les fonds levés notamment auprès des entreprises. Chaque employeur devra en effet verser un impôt dont le pourcentage reste à être défini. Cet argent pourra servir à rembourser les coûts qu?encourent les entreprises pour la formation de leurs employés.
Pour Sangeet Fowdar, le ministre de la Formation, de la productivité et de l?emploi, qui présentait le projet de loi, le pays doit mettre l?emphase sur ses ressources humaines. ?Cette loi vise à créer le mécanisme nécessaire pour ce développement afin de conserver notre compétitivité.? Le ministre ajoute que le Human Resource Development Council devra faire en sorte que l?offre corresponde à la demande du marché du travail.
Le député de l?opposition, Rashid Beebeejaun, a critiqué la composition du conseil d?administration de l?organisme. ?Vingt-sept membres, y compris deux syndicalistes, c?est beaucoup trop. Cela ne fera que ralentir le processus?? Le ministre Fowdar réplique que son intention était d?impliquer tout le monde. ?C?était le minimum acceptable.?
Soutien de la Banque mondiale
Le Premier ministre, Sir Anerood Jugnauth évoque sa discussion sur les ressources humaines avec le directeur de la Banque mondiale lors de son récent voyage à Washington. Cette institution, dit-il, soutien l?initiative et est même disposée à aider le pays.
Le vice-Premier ministre, Paul Bérenger, affirme que le pays se positionne déjà pour devenir un ?regional knowledge hub? et que ce projet de loi est un pas de plus dans cette direction. ?Je suis convaincu que notre capacité à développer nos ressources humaines déterminera la réussite du pays.?
Les pays africains auront besoin de professionnels qualifiés, explique le Premier ministre. ?If we are prepared we will be the providers, otherwise they will go elsewhere?, ajoute Sir Aneerood Jugnauth qui souhaite que Maurice puisse exporter ses compétences.
Le chef du gouvernement et tous ceux qui sont intervenus sur le projet de loi ont souligné l?importance de l?éducation et de la formation dans un monde dicté aujourd?hui par la compétition et la mondialisation. Le Premier ministre dit qu?il n?a jamais hésité durant toutes ses années à la tête du pays à investir dans ces deux secteurs. ?L?éducation et la formation sont aussi importants que la nourriture dont nous avons besoin pour grandir.?
Sir Anerood Jugnauth rappelle qu?en 1983 lors du programme de restructuration de l?économie proposé par le FMI, il a fait clairement comprendre aux bailleurs de fonds qu?aucune décision ne doit être prise par rapport à l?éducation qui pourrait causer préjudice à la population. Et c?est dans ce même souci que le gouvernement a créé ensuite, dit-il , l?IVTB (Industrial & Vocational Training Board).
Il était grand temps selon le Premier ministre d?ajuster la stratégie sur le développement des ressources humaines. ?Ce projet de loi est un signal fort sur la collaboration entre le gouvernement et le secteur privé dans ce domaine. Personne ne devrait lésiner sur les moyens pour réussir dans le développement de nos ressources humaines?, ajoute Paul Bérenger.
La députée Françoise Labelle fait quelques observations sur le programme des études secondaires. Le choix de certaines matières, selon elle, n?est pas adapté à la réalité du monde du travail. Cela résulte souvent, dit-elle en une pénurie de main-d??uvre qualifiée dans certains secteurs et un surplus dans d?autres. Il est malheureux, conclut-elle, qu?il y ait un gaspillage de ressources humaines alors que le gouvernement investit massivement dans l?éducation.
Publicité
Publicité
Les plus récents