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Le projet du consortium Suzor continue à faire des vagues
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Le projet du consortium Suzor continue à faire des vagues
La demande d?injonction entrée en Cour suprême par le consortium de Norland Suzor, directeur de la compagnie suédoise SBEC Systems AB, a été appelée lundi. Elle a été renvoyée au 22 juillet pour être entendue. L?objectif de cette action judiciaire est d?empêcher la signature de l?accord entre le Central Electricity Board (CEB) et la Compagnie thermique du Sud (CTS) pour l?achat de l?électricité que produirait cette dernière.
La CTS et le consortium de Norland Suzor étaient les deux compagnies qui avaient fait des offres, à la suite d?une Request for Proposal (RFP) lancée par le CEB en décembre 2002, pour la construction d?une centrale. L?appel d?offres avait été proposé par des consultants sud-africains de PB Power, qui avaient souligné l?urgence d?une centrale de 30 à 40 mégawatts (MW) d?ici juillet 2005. D?autant que la construction d?une centrale prend au moins 24 mois. Ces consultants avaient fait un audit de la génération d?électricité et des besoins futurs en énergie. Le choix du CEB s?est porté sur la CTS mais le consortium de Norland Suzor l?a contesté en Cour suprême.
Projet estimé
à Rs 1 milliard Bien qu?aucune date précise n?avait été arrêtée, le CEB et la CTS avaient souhaité que le Power Purchase Agreement (PPA) soit signé ce mois-ci. Toutefois, en raison de la demande d?injonction, la signature de l?accord a été reportée. ?Nous attendons le signal du CEB pour pouvoir signer le contrat pour l?achat de l?électricité. De notre côté, nous sommes prêts?, déclare Raymond Rivalland, administrateur d?Union St-Aubin. Cette sucrerie du Sud est l?un des principaux actionnaires de la CTS, les deux autres partenaires étant la Société industrielle pour le développement de l?énergie charbon et de la cogénération (SIDEC) de France et le Sugar Investment Trust (SIT). Une fois le Power Purchase Agreement (PPA), signé, d?autres démarches devront être initiées, dont l?Environment Impact Assessment (EIA) et le montage financier pour ce projet estimé à environ Rs 1 milliard.
Au CEB, on soutient qu?on ne peut pas prendre de décision pour l?instant aussi longtemps que la cour n?aura pas tranché la contestation du consortium. ?Par respect pour les institutions nous avons décidé d?un commun accord, au CEB comme à la CTS, de cesser les négociations pour la signature du PPA en attendant que la Cour suprême donne son verdict sur cette contestation?, fait-on ressortir au CEB.
Outre SBEC Systems AB et la compagnie espagnole Union Fenosa, les deux autres partenaires du consortium de Norland Suzor sont le groupe Wartsila de Finlande et Ireland Blyth Ltd. Le consortium a proposé la construction d?une centrale de 41 MW fonctionnant à l?huile lourde, alors que la proposition de la CTS concerne une centrale à charbon de 34 MW, soit environ 50 % de la capacité de la centrale de Belle-Vue. Le gouvernement a souligné que, même si le projet concerne une centrale à charbon, cela ne remet nullement en question la politique énergétique sur l?utilisation de la bagasse pour la production électrique.
Selon Norland Suzor, on ne peut comparer le prix du charbon à celui de l?huile lourde. Le premier, dit-il, est sujet à l?inflation alors que, pour le second, c?est le marché qui fixe le prix de l?huile lourde.
Opposition du secteur sucrier
Le projet du consortium de Norland Suzor suscite les mêmes remous que ceux de juillet 1999. Ce projet ne concernait à l?époque que la SBEC Systems AB. Si la Mauritius Freeport Authority (MFA) en était alors très emballée en raison du trafic portuaire que cela devait générer, en revanche, le secteur sucrier s?y était vivement opposé estimant que cela allait représenter un danger pour les producteurs locaux.
Le ministre des Finances d?alors, Vasant Bunwaree, avait eu fort à faire pour calmer les craintes du secteur privé malgré les assurances données par Norland Suzor. Finalement, en janvier 2000, un protocole d?accord est signé entre Norland Suzor et le ministère des Finances pour la construction d?une raffinerie et d?une centrale thermique.
En revanche, aucun PPA n?a été signé entre le CEB et SBEC Systems AB pour ce projet dont le coût était estimé à environ Rs 3 milliards. Une enquête policière est en cours sur la correspondance échangée entre le ministère des Finances et Norland Suzor sur une garantie de Rs 400 millions donnée par le gouvernement d?alors au cas où le CEB n?arriverait pas à acheter l?énergie de la centrale de SBEC Systems AB. Entre-temps, on n?avait plus entendu parler du projet de Norland Suzor jusqu?à ce que le CEB lance son RFP en décembre 2002.
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