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Basant Roi et Desvaux à l?ICAC
La semaine démarre fort à l?Independent Commission against Corruption (ICAC). Le gouverneur de la Banque de Maurice, Ramesh Basant Roi, et le secrétaire de la Mauritius Commercial Bank (MCB), Jean-François Desvaux de Marigny, ont ainsi été hier après-midi interrogés par la commission dans le cadre du scandale financier MCB-NPF.
Ramesh Basant Roi, qui n?est sorti des bureaux de l?ICAC que vers 17 heures, a été interrogé sur son rôle en tant que régulateur du secteur bancaire. Les enquêteurs ont voulu comprendre les lignes directrices qu?il a émis aux banques portant sur la Corporate Gorvernance, le Credit Risk et le Disclosure of information. Ces lignes directrices de la Banque de Maurice ont force de loi. Le gouverneur de la Banque de Maurice pourrait être de nouveau convoqué par l?Icac aujourd?hui.
Le secrétaire du board de la MCB, Jean-François Desvaux de Marigny, a eu lui hier sa première confrontation avec l?ICAC. Il a surtout été interrogé en tant que secrétaire du comité exécutif qui approuve les prêts de plus de Rs 2 millions. Dans cette affaire, les décisions du comité exécutif de la banque, en août 2001, et portant sur les facilités accordées à Handsome Investment et à Sea Rock Paradise, intéressent davantage Roshi Bhadain et son équipe. A sa sortie, vers 18 h 30, Jean-François Desvaux restait silencieux. Quant à son avocat, Patrice Doger de Spéville, il a dit la parfaite collaboration de son client avec les inspecteurs de la commission.
Une nouvelle rencontre entre le président du conseil d?administration de la banque, Jacques Harel, et l?Icac pourrait être reportée à demain. Celui-ci avait déjà été interrogé en tant que président du comité exécutif de la banque il y a deux semaines. Il avait ensuite été admis en clinique avant de soumettre un certificat médical pour ?non-disponibilité pendant une semaine?.
L?Icac essaie d?obtenir le procès-verbal des réunions du comité exécutif, une démarche qui s?est révélée vaine auprès du n°1 et du n°2 de la banque. La direction de la MCB évoque l?argument de confidentialité. Mais la commission estime, elle, ces documents ?cruciaux? pour l?évolution de l?enquête.
Par ailleurs, le flou demeure sur la collaboration entre l?Icac et l?homme d?affaires, Teeren Appasamy. Si ce dernier souhaite encore recevoir la commission à Londres sous certaines conditions, celle-ci ne se dit pas favorable à cette option à ce stade. Celle-ci avait été envisagée en mai dernier mais les conditions imposées par Teeren Appasamy étaient jugées ?inacceptables? par la commission. Depuis, l?Icac reste discrète quant à la stratégie qu?elle compte adopter pour l?homme d?affaires. Car celui-ci est catégorique : il ne compte pas faire le déplacement à Maurice. En outre, il n?y a eu aucune nouvelle discussion entre les hommes de lois de Teeren Appasamy et les inspecteurs de la commission sur cette question ces deux derniers mois.
Les procédures d?extradition restent une des options étudiées.
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