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Affaire Ramdhony : l’enquête judicaire rejette la thèse d’un acte malveillant

30 décembre 2012, 20:00

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Affaire Ramdhony : l’enquête judicaire rejette la thèse d’un acte malveillant

Le «ruling» de la magistrate Shefali Ganoo, siégeant à la Cour de Mapou, conclut au suicide d’Anand Ramdhony. Aucune suite judiciaire ne sera donnée à l’affaire Ramdhony.

Le verdict est tombé. La Cour de Mapou, sous la présidence de la magistrate Shefali Ganoo, a rendu son jugement, ce lundi 31 décembre. Elle soutient le témoignage du médecin légiste et avance que la thèse de suicide est indiscutable.

Anand Ramdhony avait été retrouvé mort dans sa cellule au poste de police de Rivière-du-Rempart, le 30 juillet 2011. Il était détenu pour une affaire de vol. Celle d’une montre de grande valeur et qui n’a jamais été retrouvée.

Il était en position assise et avait un morceau de tissu autour du cou. Ce tissu, provenant d’une couverture, aurait été déchiré par la victime qui lui aurait, par la suite, servi pour se pendre. Les deux experts du Forensic Science Laboratory (FSL) appelés à fournir des témoignages ont affirmé que de la salive a été prélevée sur le tissu.

Le détenu Jacques Bigaignon, qui était détenu dans la cellule jouxtant celle d’Anand Kumar Ramdhony, a affirmé avoir entendu des bruits suspects provenant de la grande porte. Puis des bruits de cadenas. Il s’est ensuite rendormi et fut réveillé, plus tard, par un policier qui avait découvert le corps inerte d’Anand Ramdhony.

Les proches de la victime ont aussi été appelés à la barre durant les travaux. L’épouse, puis le fils, ont affirmé n’avoir rien constaté d’anormal la veille du décès.

Un an après les faits, le Directeur des poursuites publiques (DPP) avait institué une enquête judiciaire sous la présidence de la magistrate Shefali Ganoo pour faire la lumière sur les causes exactes du décès du détenu.

 

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