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Attendre passer le camion-citerne
Nous pourrions penser que c’est une coïncidence. Elle est brutalement une conséquence. En pleine campagne électorale, alors que les hommes politiques dépensent sans compter et sans contrôle, des villages entiers se retrouvent sans eau potable.  L’argent coule à flot d’un côté, mais les robinets sont à sec de l’autre. Triste contraste qui oblige des femmes pour la plupart, à se munir de sceaux et de gamelles et attendre passer le camion-citerne. 
Voilà l’image qui nous frappe en ce décembre 2012. Image d’une île «moderne ». Maurice, petite population, petit territoire, ne peut accorder à tous ses citoyens le minimum qu’ils espèrent d’un gouvernement : avoir accès à l’eau potable.  En 2012 encore, une partie de la population n’a pas accès à l’eau potable de manière régulière. Et de manière cyclique désormais, chaque été, c’est toute la population qui doit se préparer à subir des coupures d`eau.
Bientôt, les autorités lanceront une campagne de sensibilisation et, si la situation devient critique dans les réservoirs, elles appliqueront des mesures de répression.
A qui la faute ? Sans doute pas à la nature. Elle nous gâte encore, même si la pluviométrie peut paraître faible. La population a sa part de responsabilité. Elle n’est pas moins irresponsable, cependant, que les gouvernements qui se sont succédé et en particulier celui qui est aux affaires. Depuis sept ans, le gouvernement de Ramgoolam n’a pas pris la question au sérieux.
Le résultat est que, cet été encore, la CWA enverra ses camions-citernes, datant d’une autre époque, pour répondre aux urgences et aux cris d’exaspération des habitants. Voilà où mène le modèle de gouvernement basé sur l’improvisation permanente.
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