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Inscriptions en STD I : tricherie alléguée dans des Star Schools

27 novembre 2012, 20:00

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Inscriptions en STD I : tricherie alléguée dans des Star Schools

Location de maisons dans le Catchment Area de l’école convoitée, transfert d’adresses… Ce sont là quelques-unes des astuces mises en place par des parents, lors des inscriptions en STD I cette année, pour faire admettre leurs enfants dans des Star Schools.

 Alors que la liste pour ces inscriptions est en train d’être finalisée, et devrait bientôt être rendue publique, des sources allèguent qu’il y aurait eu tricherie.

«Lors de l’inspection menée par les officiers du ministère de l’Education, il est ressorti que des parents ont, cette année, encore cherché à contourner la loi», confirme un haut cadre du ministère de l’Education. Les écoles concernées sont notamment Baichoo Madhoo, Aryan Vedic, Raoul Rivet et Sir Veerasamy Ringadoo.

Dans plusieurs cas, les parents n’habitent pas à l’endroit indiqué dans le formulaire d’inscription. Ils ont notamment recours au transfert d’adresse pour faire admettre leur enfant dans une Star School se trouvant hors de leur Catchment Area, indique Vinod Seegum, président de la General Teachers Union. «Ils font transférer leur compteur d’électricité, par exemple, chez un proche, qui habite tout près d’une Star School. Du moment que l’adresse officielle correspond au Catchment Area, l’enfant est accepté, même s’il habite à l’autre bout de l’île», laisse entendre le syndicaliste. Un enseignant d’une école d’élite située dans les Plaines-Wilhems affirme qu’il a des élèves qui habitent à Flacq ou Rose-Belle.

D’autres parents, poursuit-il, louent des maisons ou des chambres situées tout près des écoles convoitées. L’adresse du bâtiment est marquée sur le formulaire d’inscription, alors que la famille habite en réalité en dehors du Catchment Area. Un autre enseignant, basé dans une Star School et qui compte plus de vingt ans d’expérience, indique, lui, que certains parents vont même jusqu’à jurer un faux affidavit.

«Des parents ont de tout temps essayé d’inscrire leurs enfants dans des Star Schools. Et ce problème va perdurer jusqu’à ce que les modalités pour l’inscription soient bien définies. Jusqu’à présent, aucun ministre de l’Education n’a pris les taureaux par les cornes», soutient Vinod Seegum. C’est la raison, ajoute-t-il, pour laquelle certaines écoles se vident. Il cite l’exemple d’un établissement dans le centre qui compte un total de 45 élèves, alors que dans des écoles dites d’élites, ce chiffre correspond au nombre d’enfants dans une seule salle de classe…

Sollicité pour une réaction, un responsable du ministère de l’Education affirme qu’il n’y a pas eu de fraudes graves.

 

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