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Marchands ambulants : Le cas de Rose-Hill
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Marchands ambulants : Le cas de Rose-Hill
 L’ÉDITO de l’express en date du 21 septembre et intitulé « Mission capitale » cite le cas de Rose- Hill comme exemple dans le bras de fer qui oppose les marchands ambulants à la mairie de Port- Louis. Si, effectivement, il y a eu volonté politique, surtout de la part du maire, Norbert Froget, pour mettre un terme à l’anarchie qui régnait dans le centre de Rose- Hill, Place Margéot, suite à un ordre de la Cour émis à notre demande en décembre 2010, la situation était différente dans le sens que la majorité des marchands ambulants avaient sans gros problème intégré la foire Da Patten, construite en même temps que le fameux Hawkers Palace . Les politiciens issus des élections générales et municipales de 2005 du côté de l’Alliance sociale s’étaient également montrés plus raisonnables que leurs homologues de Port- Louis. Il est vrai aussi que les marchands ambulants de Rose- Hill n’avaient pas trop de choix puisque l’emplacement de ladite foire se situe tout près du marché de la ville.
Cependant, à peine quelques mois après l’inauguration de la foire en décembre 2005, une poignée d’irréductibles ont délaissé leurs étals et regagné le centre- ville alors qu’en janvier, les ordres intérimaires de décembre 2010 ont été convertis en jugement définitif par la juge Teelock. Nous n’avons jamais baissé les bras et pas plus tard que la semaine dernière, nous avons eu une nouvelle rencontre avec les hauts gradés de la police pour leur rappeler leurs obligations aux termes du jugement de la Cour. Quelque temps auparavant, nous avions rencontré en deux occasions les représentants de la mairie conduits par le maire en personne et ceux de la police. Malheureusement, chaque partie se renvoyait la balle malgré la détermination du maire de continuer à mettre de l’ordre. Le désintéressement se trouve du côté des inspecteurs municipaux et des officiers de police chargés de contrôler la situation. Ils peinent lamentablement à faire respecter le jugement de la Cour suprême, tout comme à Port- Louis d’ailleurs, en raison, dit- on, des ingérences politiques en haut lieu.
Le problème n’est pas de la même ampleur qu’à Port- Louis pour deux raisons. La première : l’option du Hawkers Palace avait été sabotée, pas par les politiciens uniquement. Deuxièmement, cette armée des marchands ambulants est sous le joug de quelques gros bonnets qui importent des tonnes de marchandises et qui les utilisent pour écouler ces produits dans la rue.
(…) Quel intérêt ont- ils donc pour aller s’enfermer même si c’était à l’intérieur d’un Palace ? Quant à la dimension humaine du problème, malheureusement, cette responsabilité incombe aux chefs de cette armada. Ils se servent de pauvres gens comme boucliers pour attirer la sympathie des autorités (…)
 
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