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Portrait

Volley-ball l Rachel Étiennet : de guest player à pilier du Quatre-Bornes VBC

3 septembre 2025, 15:34

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Volley-ball  l Rachel Étiennet : de guest player à pilier du Quatre-Bornes VBC

Rachel Étiennet tire avantage de sa taille et de son envergure. Elles lui sont très utiles à son poste de contreuse centrale. © Dev Ramkhelawon

Elle a fait ses premiers pas au sein du Quatre-Bornes VBC en tant que guest player. Mais de fil en aiguille, Rachel Étiennet est devenue un pilier du collectif quatre-bornais. Au sein de l’équipe sept fois championne de Maurice, elle fait presque figure «d’ancienne» tant son apport au poste de contreuse centrale est important au sein de l’équipe.

Avec son mètre 84, Rachel Étiennet est une véritable tour de contrôle. Un élément important aussi bien en défense qu’en attaque dans le dispositif de l’entraîneur Sanjeev Jundoosing.

«J’ai débuté à Quatre-Bornes comme guest player. J’ai commencé le volley au sein de l’Union sportive de Beau-Bassin/Rose-Hill. Ce n’est que par la suite que je suis devenue une joueuse de Quatre-Bornes a part entière», dit-elle. A cette époque, c’est Prisca Seerungen qui entraîne l’équipe et petit à petit, Rachel apprend et progresse. «J’ai commencé jeune et j’ai appris des anciennes.»

Rachel Etiennet 2.jpeg Pour la joueuse qui compte déjà deux participations aux Jeux des îles de l’ocean Indien, le QBVC est plus qu’une équipe. C’est une famille. © Dev Ramkhelawon

«Ce sont des sessions d’entraînement intenses qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Je ne dirai pas que je suis habituée à la victoire. Je donne le meilleur de moi-même. Je fais, comme toutes mes coéquipières, énormément de sacrifices et ça les gens ne le savent pas», fait ressortir la volleyeuse de 26 ans.

Pour notre interlocutrice, les titres de l’équipe féminine du QBVC sont le fruit de la passion et du travail acharné de toutes les joueuses qui en font partie.

Rachel Étiennet a eu un parcours plutôt atypique. «J’ai touché à plusieurs sports depuis que je suis petite. Je n’ai pas connu la formation classique pour être volleyeuse, je n’ai pas fait les Jeux de la CJSOI (compétition réservée aux 14-17 ans). Je suis passée directement chez l’élite.»

Elle pratiquait l’athlétisme quand des amies l’encouragent à revenir au volley. «J’ai été approchée par des joueuses qui ne font plus partie de l’équipe de Quatre-Bornes désormais. Je me suis laissée convaincre.»

Rachel Etiennet 3.jpeg La volleyeuse se voit demeurer fidèle à son club, le Quatre-Bornes VBC et n’est pas attirée par une expérience dans une équipe étrangère. © Dev Ramkhelawon

Sa grande taille, elle le reconnaît, est un avantage certain. «Je suis entrée dans le bain, j’ai appris et j’ai gagné ma place au sein de l’équipe. Je tire avantage de ma taille. Mais je dois avouer qu’en débutant dans ce sport, je ne connaissais pas forcément les postes et on m’a fait comprendre que j’étais mieux armée pour occuper celui de centrale. J’ai appris sur le tas en utilisant mon envergure comme atout.»

En 2019, à seulement 20 ans, elle prend part à ses premiers Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) à Maurice. «Ça m’est tombé dessus comme ça», rigole-t-elle. Ce fut, pour elle, une excellente expérience. Elle a de nouveau été sélectionnée pour l’édition suivante en 2023 à Madagascar et espérait être de nouveau de la partie en 2027. «Malheureusement, en 2027 aux Comores, le volley-ball ne sera pas au programme. C’est décevant et j’espère que les organisateurs reviendront sur leur décision. Sinon, je vais devoir attendre jusqu’en 2031. J’aurai 32 ans et je ne sais pas quelle sera ma situation à ce moment-là. Mais tant que j’aurai l’énergie nécessaire, je continuerai à jouer.»

Entre-temps, la contreuse centrale compte rester fidèle au QBVC. Une expérience dans une équipe à l’étranger ne la tente pas vraiment. «Je sais que certaines équipes m’observaient lors de notre participation au championnat d’Afrique des clubs en 2023 en Tunisie mais il n’y a rien eu de plus. Je vais rester à Quatre-Bornes car c’est plus qu’une équipe. C’est une famille et cela fait toute la différence. Toutes les jeunes joueuses qui rejoignent l’équipe se sentent tout de suite à l’aise. Il y a de vrais échanges.»

Rachel Étiennet espère remporter la prochaine édition du Championnat des clubs de la zone 7 (CCZ7) après l’amère déception de mars dernier quand le Quatre-Bornes VBC a été éliminé par le Tampon Gecko Volley devant son public en quart de finale. «Nous nous sommes préparées avec toute la détermination voulue pour cette compétition mais tous nos sacrifices sont tombés à l’eau. L’objectif sera de se battre pour la victoire lors de la prochaine édition.»

Celle qui se définit comme une perfectionniste, est enseignante de profession. «Ma philosophie est de toujours gravir les échelons et gagner en expérience. Je détiens un BSc et j’ai enchaîné avec un PGCE (Postgraduate Certificate in Education). J’enseigne l’Éducation Physique depuis deux ans et demi à la Lighthouse Secondary School à Calebasses», précise-t-elle avec fierté.

Il semble que Rachel Étiennet compte demeurer encore longtemps dans le microcosme du volley-ball après sa carrière de joueuse car elle a déjà passé son diplôme de coaching de niveau 2.

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