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30ᵉ Championnat des clubs de la zone 7

Volley-ball : Des motifs de satisfaction malgré les obstacles rencontrés

20 mars 2026, 05:24

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Volley-ball : Des motifs de satisfaction malgré les obstacles rencontrés

■ Les Quatrebornaises (à g.) se sont bien ressaisies après un début de compétition des plus poussifs.

Malgré des conditions loin d’être idéales, les équipes mauriciennes ont su faire preuve de caractère lors du 30ᵉ Championnat des clubs de la zone 7 disputé aux Seychelles. Les dames du Quatre-Bornes VBC ont signé la meilleure performance en décrochant une médaille de bronze après une montée en puissance au fil du tournoi, tandis que les hommes du QBVC et le Port-Louis Fire Star ont eux aussi tiré des enseignements précieux d’une compétition relevée sur la scène régionale.

Après un départ des plus poussifs, l’équipe féminine de Quatre-Bornes VBC est parvenue à monter en puissance pour terminer sur le podium. Tirée dans la poule B, elle a perdu en quatre sets face à Anse Royale des Seychelles, s’est imposée difficilement au tie-break face aux Réunionnaises de Moineau Volley Péi, avant de courber l’échine de nouveau devant les tenantes du titre, également de La Réunion, Tampon Gecko Volley, en quatre manches. C’est donc en étant une des deux meilleures troisièmes que les championnes de Maurice se sont qualifiées pour les quarts de finale. A ce stade de la compétition, elles ont écarté en cinq sets le Saint-Denis Olympique VB avant de chuter après haute lutte en demi-finale face au Tampon Gecko Volley. La victoire dans le match pour le bronze remporté face à City Ladies a permis au QBVC de clore sa campagne sur une bonne note.

«Nous étions dans une poule difficile. Les trois équipes qui ont terminé aux trois premières places en faisaient d’ailleurs partie. Il faut dire que lors de notre arrivée aux Seychelles, nous avons eu quelques contraintes. Nous n’avions pas la possibilité de nous entraîner dans le gymnase. On a fait le maximum en poule et puis en quart, nous avons mieux joué et cela a été source de motivation. En demi-finale, le match a été complexe face au Tampon qui est techniquement plus fort que nous. Nous menions dans le tiebreak 11-9 mais après, les fautes directes nous ont été fatales et nous avons perdu 15-12», indique l’entraîneur Sanjeev Jundoosing qui regrette que son équipe manque de com- pétitions de haut niveau.

«Il faut reconnaître que le niveau est bien plus faible dans la ligue mauricienne. Dans les autres îles, il y a plusieurs équipes qui sont d’un niveau comparable et cela crée de la compétition. J’ai été d’ailleurs impressionné par Moineau Volley Péi. Squad-X et la Gendarmerie de Madagascar ont aussi produit un jeu intéressant. Le fait d’avoir disputé des matches durs au début, nous a permis de gagner en endurance pour aller remporter le match pour la 3e place par la suite», analyse encore le technicien.

«Nos jeunes manquent encore d’expérience à ce niveau. Il faut qu’elles progressent davantage. Alison Labour n’a eu qu’un mois et demi de préparation et avait un pépin physique tout comme Nathalie LétendrieLaurette», conclut-il.

La capitaine de l’équipe, Valentine Paul, rejoint son coach sur plusieurs points. «Nous étions dans la poule de la mort. Nos matches au début n’étaient pas terribles mais après on s’est ressaisies», dit-elle. «Je le dis très humblement mais on manque de compétition à Maurice et on gagne tous nos matches en trois sets. Pour nos jeunes, faire des matches en quatre ou cinq sets est une autre réalité.» Pour notre interlocutrice, la troisième place est source de satisfaction même si elle sent que l’équipe avait sans doute le potentiel pour faire encore mieux. «Il faut se dire que nous sommes une équipe en transition. Il y a des anciennes qui vont partir et des jeunes qui s’installent. Sanjeev Jundoosing, notre entraîneur, est là depuis deux ans mais il a encore des choses à peaufiner.»

Valentine Paul a obtenu une distinction individuelle, celle de meilleure contreuse centrale du tournoi. «Évidemment, cela fait plaisir mais c’est le travail collectif qui m’a permis de remporter ce prix. Je le dois à toute l’équipe mais honnêtement, je l’aurais échangé contre une victoire dans le tournoi si je le pouvais.»

Bitmap (5).jpgCédric Jolicœur (au bloc) et ses camarades de l’équipe masculine du Quatre-Bornes VBC ont pris une cinquième place porteuse d’espoir.

Réunir le budget pour le déplacement aux Seychelles a aussi joué un rôle néfaste sur la performance des Quatrebornaises, selon la capitaine. «On a bien galéré pour obtenir les sous pour le déplacement. Psychologiquement c’est compliqué. C’était un vrai parcours du combattant», regrette-t-elle.

De son côté, Al-Zakiyy Ozeer, entraîneur de l’équipe masculine du Quatre-Bornes VBC, est globalement satisfait. Composée d’un amalgame d’anciens et de jeunes, la formation championne de Maurice a pris une encourageante cinquième place. «Je suis satisfait surtout si l’on prend en compte les conditions difficiles auxquelles nous avons fait face. Heureusement qu’un Seychellois nous a accueillis mais ce n’était pas facile. J’étais un peu déçu après notre défaite en cinq sets contre la Gendarmerie, ce qui nous a privés de la première place de la poule. Nous avons donc dû affronter le Tampon Gecko Volley en quart de finale. Un match programmé à 8h du matin alors que certains de mes joueurs résidaient assez loin du site de compétition. Ce n’est pas l’idéal pour aborder un match de cette importance. Mais quoi qu’il en soit, nous avons mis le Tampon en difficulté et il a dû utiliser tous ses joueurs dont la plupart sont des internationaux. Avant le match, j’avais dit aux gars que nous avions une revanche à prendre, mais des erreurs de jeunesse ont mené à des fautes directes dans le tie-break et cela nous a fait perdre le match. Si nous avions battu les Gendarmes en poule, nous aurions croisé Neo Boyz et Saint-Denis Olympique et nous aurions atteint la finale. Mais il faut dire que nous avons un passeur de 18 ans, des centraux qui ont 17 et 18 ans. Nous devons continuer à construire ce groupe et pour l’avenir c’est positif. Nous allons corriger certaines choses et possiblement procéder à des recrutements à certains postes en vue de la prochaine édition», a-t-il expliqué.

Du côté du Port-Louis Fire Star, Gilbert Alfred qui en était à sa première expérience en tant qu’entraîneurjoueur, espérait un meilleur résultat qu’une neuvième place. Toutefois, selon lui, certaines circonstances ont été défavorables à sa troupe. «Il y a une chose que je n’ai pas com- prise : nous sommes arrivés le 25 février et nous n’avons disputé notre premier match que le 2 mars. Nous sommes la seule équipe qui a dû attendre aussi longtemps pour entrer dans le tournoi. Pourtant, il y avait la possibilité de faire jouer deux matches en parallèle», se désole-t-il.

Bitmap (6).jpgGilbert Alfred (ici à l’attaque) n’a pas compris pourquoi le Port-Louis Fire Star a attendu autant avant de faire son entrée dans le tournoi.

L’équipe portlouisienne avait, quoi qu’il en soit, les choses bien en main lors de son premier match face à Neo Boyz car elle menait deux sets à zéro. Toutefois, les Seychellois feront une remontée pour s’imposer au tie-break. Et c’est là que le Fire Star a perdu ses chances de se qualifier pour les quarts. «Il est vrai que Neo Boyz était une équipe prenable. Mais le fait d’avoir tant tardé à débuter dans le tournoi nous a été néfaste. Nous étions entrés dans une routine pendant plusieurs jours : petit-déjeuner, décrassage, déjeuner, décrassage et dîner. Nous n’avions pas de créneau d’entraînement en gymnase et nous avons été obligés de nous débrouiller en extérieur. Notre premier match face à Neo Boyz a pris fin à 23h45 et le lendemain, nous avons dû jouer le premier match contre Tampon. Nous avons vu qu’ils ont mis leur six majeur au début et qu’après ils ont fait tourner et que quand nous leur avons pris le 3e set, ils ont dû remettre leur six majeur. Nous n’avions pas cette possibilité de faire des changements car moi mis à part, nous n’avions que 8 joueurs à disposition. Deux jeunes de l’équipe n’avaient jamais joué en CCZ7 auparavant. Mais l’an dernier, avec une équipe complète, nous avions terminé à la 9e place et là, avec 9 joueurs et moins de dépenses, nous avons obtenu le même résultat. Mais je dois faire ressortir le fait que les joueurs et le staff technique ont vécu cette aventure en toute unité. La discipline a prévalu. Cela a été une expérience et l’équipe reviendra plus forte lors de la prochaine édition», a analysé Gilbert Alfred.

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Classement final

Hommes

1.Tampon Gecko Volley (Reu), 2. Gendarmerie Nationale (Mad), 3. Oranges Club Sportif d’Amitiés (Rod), 4. Saint-Denis Olympique VB (Reu), 5. Quatre-Bornes VBC (Mce), 6. Premium Spikers (Sey), 7. Zamfi (May), 8. Neo Boyz (Sey), 9. Port-Louis Fire Star (Mce), 10. VC de Tsingoni (May), 11. Mutuelle Assurance Malagasy (Mad), 12. Brotherood (Sey), 13. Racine Club (Com), 14 Nioumachoi (Com)

Dames

1.Tampon Gecko Volley (Reu), 2. Anse Royale (Sey), 3. Quatre-Bornes VBC (Mce), 4. City Ladies (Sey), 5. Saint-Denis Olympique VB (Reu), 6. Squad-X (Mad), 7. Gendarmerie Nationale (Mad), 8. Premium Cobra (Sey), 9. Moineau Volley Péi (Reu), 10. Oranges Club Sportif d’Amitiés (Rod), 11. VC M’Tsapéré (May)

Les dream teams

Masculin

Meilleur passeur : Manohisao Razafinjatovo (Gendarmerie Nationale)

Meilleur libero : Aurélien Souty (Tampon Gecko Volley)

Meilleur pointu : Irina Rampanan (Gendarmerie Nationale)

Meilleurs réceptionneurs-attaquants : Mickaël Montfollet (Tampon Gecko Volley) et Nirina Tolojanahary (Gendarmerie Nationale)

Meilleurs contreurs/attaquants : Aziradji Chadhouli (Tampon Gecko Volley) et Damien Cherrie (Neo Boyz)

Most Valuable Player : Mickaël Montfollet (Tampon Gecko Volley)

Féminin

Meilleure passeuse : Lou Paulin (Tampon Gecko Volley)

Meilleure libero : Natacha Guermeur (Tampon Gecko Volley)

Meilleure pointue : Angélique Adeline (City Ladies)

Meilleures réceptionneuses-attaquantes : Manon Rebuffel (Tampon Gecko Volley) et Marielle Bonne (Anse Royale)

Meilleures contreuses/attaquantes : Petra Richard (Anse Royale) et Valentine Paul (Quatre-Bornes VBC)

Most Valuable Player : Natacha Guermeur (Tampon Gecko Volley)

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L’équipe féminine du Quatre-bornes VBC toujours en quête de Rs 400 000

Bien que le Championnat des clubs de la zone 7 soit terminé, les joueuses du Quatre-Bornes VBC sont toujours en quête de sponsors. Elles ont besoin de Rs 400 000. «Nous avons dû débourser de nos poches pour financer les billets d’avion pour les Seychelles. Cela a coûté Rs 400 000. Nous lançons donc un appel aux sponsors pour nous aider à couvrir cette somme. Nous avons fait un beau parcours malgré les difficultés rencontrées. Le gouvernement nous avait promis qu’il apporterait son soutien mais malheureusement cela ne s’est pas concrétisé. On voit que la Commission de la Jeunesse et des Sports de Rodrigues valorise ses sportifs, mais, ici, à Maurice, ce n’est pas trop le cas», fait ressortir Valentine Paul. «Je profite de cette occasion pour remercier chaleureusement toutes les personnes et entreprises qui nous ont apporté leur soutien financier. De même que les équipes masculines qui ont bien voulu disputer des matches d’entraînement contre nous ainsi que nos familles, proches et supporters pour leur soutien indéfectible durant cette aventure», conclut-elle.

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