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Vives inquiétudes sur la relocalisation du collège MEDCO
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Vives inquiétudes sur la relocalisation du collège MEDCO
À l’approche de la relocalisation annoncée du MEDCO Agaléga Secondary School, les inquiétudes sont grandes parmi les parents et le personnel éducatif. À la suite d’une visite effectuée le 10 avril, plusieurs manquements jugés préoccupants ont été relevés, mettant en lumière des conditions d’accueil loin des normes attendues d’un établissement scolaire.
Dès l’entrée dans l’enceinte, le constat est sans appel. L’établissement ne dispose pas de clôture adéquate et cer tains portails sont inexistants ou endommagés. La cour, peu entretenue, présente des espaces verts négligés ainsi que des matériaux abandonnés. À cela s’ajoute l’absence d’aménagements essentiels : pas de zones d’ombre pour les élèves, aucune cantine couverte ni points d’eau suffisants pour garantir des conditions d’hygiène minimales.
Les aires de jeux soulèvent également des inquiétudes. Un point identifié comme dangereux représente un risque direct pour les élèves, notamment lors des activités sportives. Le terrain de volley, quant à lui, nécessite une réhabilitation urgente. À l’intérieur des bâtiments, les défaillances sont tout aussi marquées. Les travaux de peinture, réalisés sans préparation adéquate, montrent déjà des signes de détérioration.

■ Une cour peu entretenue, marquée par l’absence de clôture adéquate, des portails inexistants ou endommagés, des espaces verts négligés et des matériaux abandonnés.
Certaines zones restent inachevées tandis que des défauts de maçonnerie sont visibles : rampes d’accès mal finies, fissures non traitées et éléments de toiture présentant des anomalies. Plus préoccupant encore, des faux plafonds mal fixés dans certaines salles constituent un danger potentiel. Sur le plan sécuritaire, plusieurs portes ne disposent pas de systèmes appropriés de verrouillage et des dispositifs de protection aux fenêtres font défaut.
Les conditions sanitaires sont également pointées du doigt. Les installations sont jugées insuffisantes, avec des équipements défectueux, un manque d’eau et l’absence de verrous adéquats. Une situation qui soulève des préoccupations tant sur le plan de l’hygiène que de la dignité des utilisateurs. À cela s’ajoutent des anomalies électriques : tableau principal mal positionné en cas d’urgence et câbles extérieurs mal fixés, augmentant les risques d’accident.

■ Des installations dégradées et inachevées, illustrant les défauts relevés lors de la visite des lieux.
Sur le plan pédagogique, les salles de classe apparaissent sous-équipées. Le nombre de prises électriques est limité, aucun dispositif de rideaux n’est prévu pour le confort des élèves et certaines classes nécessitent un cloisonnement. Les infrastructures spécialisées sont également absentes ou inadaptées, notamment pour des matières comme la Design & Technology ou la Food and Textiles. Les laboratoires, qu’ils soient scientifiques ou informatiques, manquent d’équipements essentiels tels que des points d’eau, du mobilier adapté et une alimentation électrique adéquate.
Pénurie de pain
Face à ces constats, parents et éducateurs formulent plusieurs recommandations, dont la création d’un espace couvert à l’entrée pour les rassemblements, l’installation de rideaux dans toutes les salles et l’aménagement d’espaces de stockage pour le matériel pédagogique. Nous avons sollicité l’Outer Islands Development Corporation (OIDC) et sommes dans l’attente d’une réponse. Mais au-delà des infrastructures scolaires, d’autres difficultés du quotidien viennent accentuer les préoccupations.
Depuis le début de la semaine, les habitants font face à une pénurie de pain, le four étant hors service. En attendant l’acquisition d’un nouveau four, qui devra être acheminé par bateau, des mesures temporaires ont été mises en place depuis fin janvier. Par ailleurs, des problèmes de transport perturbent également la routine scolaire : en l’absence de chauffeur, ce sont tour à tour un policier et un pompier qui assurent la conduite du van de l’OIDC, entraînant des retards pour les enseignants et les élèves.
Dans ce contexte, parents et éducateurs appellent à une réunion urgente avec les autorités concernées. Ils demandent également une évaluation indépendante par un professionnel qualifié en santé et en sécurité avant toute relocalisation. L’objectif reste clair : garantir aux élèves d’Agaléga un environnement d’apprentissage sûr , digne et conforme aux exigences nationales.
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