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Visite du président français
Un tapis rouge sous haute vigilance
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Visite du président français
Un tapis rouge sous haute vigilance
Nous sommes arrivés à l’aéroport sir Seewoosagur Ramgoolam (SSR) vers 12 h 30 et, déjà, l’ambiance avait quelque chose d’électrique. Le soleil frappait les vitres des terminaux, la chaleur ondulait sur le tarmac et une présence se faisait sentir : la police était partout. Pas une présence pesante, mais précise, calibrée. Niveau de sécurité maximum. L’escorte rapprochée du président français avait pris ses marques, en parfaite coordination avec les unités locales.
Dans cette effervescence, un détail mérite d’être salué : les équipes du Police Press Office et du Government Information Service. Ils ont orchestré le ballet des médias d’une main ferme mais respectueuse. Pas de bousculade, pas de confusion. Journalistes mauriciens et correspondants français ont pu s’installer pour capturer l’instant. Un professionnalisme remarquable à un moment où chaque seconde comptait.
13 h 33 : le bruit sourd d’un moteur se rapproche, fend l’air chaud de l’après-midi. L’Airbus A330 présidentiel apparaît, descend lentement, puis foule le sol mauricien dans un souffle de poussière et d’applaudissements contenus. La foule médiatique se redresse, les objectifs s’ouvrent, le tarmac retient son souffle.
Les portes s’ouvrent. Emmanuel Macron descend les marches, silhouette nette sous la lumière tropicale. Sur le tapis rouge l’attend le Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui ouvre les bras. L’image est forte : une accolade franche, presque fraternelle, suivie d’un salut chaleureux à l’épouse du Premier ministre, Veena, au Premier ministre adjoint, Paul Bérenger, à la speaker de l’Assemblée nationale, Shirin Aumeeruddy-Cziffra, puis au leader de l’opposition, Joe Lesjongard. Un protocole soigné, encadré par la Special Mobile Force.
Une scène rare, presque symbolique, vient ensuite. C’est main dans la main que Navin Ramgoolam et le président français avancent sur le tapis rouge. Geste simple, mais lourd de sens. Une proximité assumée, offerte aux caméras, inscrite dans l’instant. Une fois les salutations achevées, le président Macron ne perd pas de temps : il se dirige vers la State House, où l’attendaient les échanges officiels.
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