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Environnement
Un plan d’action pour un avenir sans pollution plastique
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Un plan d’action pour un avenir sans pollution plastique
■ Le ministre de l’Environnement, Rajesh Bhagwan, et sa «junior minister», Joanna Bérenger étaient présents pour le lancement du plan d’action.
La pollution plastique est un phénomène mondial qui traverse les frontières et menace les écosystèmes. Le mercredi 12 novembre au Maritim Resort & Spa, un événement a marqué le lancement d’un plan d’action pour un avenir sans pollution plastique. Peter Manyara, Regional Ocean Partnerships Manager & Regional Lead for the IslandPlas Project, International Union for Conservation of Nature (IUCN) a déclaré :«Le pays est sous un spotlight, non seulement pour sa beauté et ses caractéristiques touristiques, mais aussi à cause des impacts dus à la pollution du plastique.» Malgré les meilleures mesures que les pays d’Afrique continuent à mettre en place, que ce soient les banques, les pêcheurs et les touristes, la pollution plastique augmente toujours.
Citant le philosophe Samuel Taylor, le ministre de l’Environnement, Rajesh Bhagwan, a dit pour sa part : «Il y a de l’eau partout et pas une goutte à boire.Il y a du plastique partout et personne ne semble s’en soucier.» Il a souligné l’engagement de plusieurs acteurs pour aborder le problème du plastique. Il a insisté sur la nécessité de sensibiliser la population en évoquant la présence omniprésente du plastique dans notre environnement. Il a rappelé : «Plastik pe vinn enn gran traka, li partou, li dan drin, dan larivier, dan nou lasiet ek osi dan nou lekor.». Car chaque plastique qu’une personne utilise demeure pour plus de 100 ans.
Le ministre a mis en garde contre les dangers du plastique pour la santé et l’environnement, appelant la population à prendre ses responsabilités sans attendre l’adoption de nouvelles législations. Il s’est dit satisfait que la police de l’Environnement mène un combat sans relâche pour empêcher les sacs en plastique non-conformes d’entrer sur le marché local, tout en insistant sur la nécessité d’un plan global, d’une coordination et de l’innovation pour réduire l’usage du plastique en marte- lant : «Where there is a will, there is a way» ; et que l’initiative de ce roadmap doit être un plan pratique et ne doit pas atterrir dans un tiroir et que nous devons être réalistes car ce projet va nous guider pour l’avenir de nos enfants. Pour terminer, il a appelé à une action collective, impliquant secteur privé, secteur académique, ONG et citoyens pour progresser vers un pays sans pollution de plastique.
De son côté, la junior minister, Joanna Bérenger, a indiqué que selon le United Nations Development Programme (UNDP), chaque jour, l’équivalent de 2 000 camions de déchets de plastique sont emportés dans les océans, représentant 19 à 23 millions de tonnes de plastique entrant dans l’écosystème aquatique chaque année. Les conséquences sont dévastatrices, affectant les habitats et processus naturels ainsi que l’incapacité de s’adapter au changement climatique qui affecte directement des milliers de personnes.
Elle aussi fait ressortir que le programme environnemental de l’ONU (UNEP) a révélé que les micro plastiques ont été détectés dans plus de 100 espèces aquatiques, notamment les poissons, ce qui représente une menace pour la santé humaine, car ces micro plastiques ont également été retrouvés dans le sang, les poumons et tissus placentaux. De plus, la pollution plastique coûte chaque année environ 2,5 trillions de dollars aux industries de la pêche et du tourisme, soulignant l’ampleur du défi mondial. Elle a conclu en disant: «Sa roadmap la li pa enn prodwi fini ki pou res statik me li enn premye pa lor nou larout pou enn lil san polision plastik. Ki li lor lasenn mondial ou nasional, nou pou bizin atak problem la dan enn fason olistik. Polision plastik se pas zis problem minister lanvironman, li oussi problem minister finans, lindistri, ledikasion, lasante et lezot ankor.»
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