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Mouvement pour la sécurité et la justice routière
Un appel à mieux punir les chauffards
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Mouvement pour la sécurité et la justice routière
Un appel à mieux punir les chauffards
■ Les membres du Mouvement pour la Sécurité et la Justice routière, face à la presse, hier à l’hôtel St Georges.
Le Mouvement pour la Sécurité et la Justice routière a convoqué la presse, hier mercredi 19 novembre à l’hôtel St Georges, pour dénoncer l’imprudence croissante au volant et rendre hommage aux nombreuses victimes d’accidents de la route. Au cœur des interventions, un message clair : l’impunité doit cesser et la loi doit être renforcée.
Le mouvement a annoncé qu’une marche pacifique sera organisée le samedi 22 novembre à Rose-Hill, du Plaza jusqu’à la place Margéot. Les participants réclameront justice pour Muzammil, Kelyan, Amrita et Laeticia, devenus malgré eux les symboles d’un fléau qui ne cesse de prendre de l’ampleur.
Pour Sajiv Mewasing, militant bien connu de la sécurité routière, la situation est critique. «Chaque année, la route fait plus de 100 victimes. Ma question : est-ce que les cas sont traités avec sérieux ? La loi est-elle assez sévère ?» Il déplore une justice trop lente et des sanctions trop légères, permettant à des conducteurs dangereux de reprendre la route en toute impunité.
Dans un témoignage bouleversant, Marianne, arrière-grand-mère de Kelyan, trois ans, qui a perdu la vie après avoir été percuté par un conducteur sous l’influence de la drogue, déclare : «C’est inacceptable qu’un bourreau ait pris la vie de mon petit-fils et qu’il soit ressorti sous caution le jour suivant.»
Profondément marqué, le frère de Muzammil rappelle que ces drames ne sont pas des fatalités : «On ne perd pas nos familles par malchance, mais par l’irresponsabilité de certains conducteurs. Les criminels de la route détruisent des familles. Il faut stopper ces choses comme ‘libéré sous parole’ ou ‘libéré sous caution’.»
Émue aux larmes, la sœur de Laeticia raconte comment cette dernière, partie travailler pour préparer Noël pour son bébé de huit mois, a été tuée par un chauffeur qui ne détenait même pas de permis de conduire : «Jusqu’à présent, le bébé de ma sœur ne s’alimente pas car il ne connaissait que sa mère. Ce qui est aberrant, c’est que les employés de l’hôtel avaient rapporté la conduite dangereuse du chauffeur à plusieurs reprises, mais aucune action n’a été prise.»
À l’approche de la période festive, souvent marquée par une hausse des accidents, les organisateurs ont lancé un appel urgent aux autorités: «Nous faisons un appel au gouvernement pour amender la loi avant la période festive.» Ils demandent des sanctions plus sévères, un meilleur suivi judiciaire et des mesures immédiates pour protéger les usagers de la route.
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