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Chagos

Trump désaccorde à nouveau le «Diego Garcia Bill»

22 février 2026, 04:00

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Trump désaccorde à nouveau le «Diego Garcia Bill»

■ Bombardiers de l’US Air Force décollant de Diego Garcia dans le cadre de l’opération Enduring Freedom en octobre 2001.

La ratification du Chagos Bill apparaît de plus en plus incertaine à la suite de la dernière prise de position du président américain. «Do not give away Diego Garcia» a-t-il écrit en lettres capitales sur sa plateforme Truth Social le 18 février. Au temps pour sa déclaration du 5 février dernier, quand il estimait que le Chagos Deal est «le meilleur accord possible» que le PM britannique, Keir Starmer puisse obtenir!

Ce revirement, énième volte-face publique de ces dernières semaines, soulève des interrogations quant à ce qui l’a motivé. Selon le média Politico, des démarches auraient été menées auprès de Donald Trump par deux anciens Premiers ministres britanniques, Boris Johnson et Liz Truss. Ils auraient plaidé auprès du président américain pour qu’il bloque le plan du Royaume-Uni visant à céder la souveraineté de l’archipel des Chagos à Maurice, tout en conservant la base via un bail de long terme. Si Starmer présente l’accord comme une nécessité pour sécuriser durablement l’accès à l’installation, en parallèle, une campagne de lobbying plus discrète s’emploie à convaincre la Maison-Blanche que la sécurité nationale serait mieux servie si Diego Garcia restait sous souveraineté britannique.

Ces échanges s’inscrivent dans un climat plus large de frictions transatlantiques. Selon plusieurs médias britanniques citant des sources gouvernementales, Donald Trump aurait demandé à pouvoir s’appuyer sur des bases britanniques en cas de manœuvre américaine contre l’Iran, une option que Keir Starmer aurait écartée au motif qu’elle pourrait contrevenir au droit international. The Times, qui a révélé ce différend, indique que Londres aurait refusé l’usage de la RAF Fairford, base aérienne américaine en Angleterre, ainsi que celle de Diego Garcia.

Dans une autre publication sur Truth Social, Trump a d’ailleurs explicitement relié Diego Garcia à l’hypothèse d’une attaque contre l’Iran, renforçant l’idée que l’atoll est désormais traité comme un enjeu de sécurité immédiate pour les États-Unis, plus qu’un débat de souveraineté entre le Royaume-Uni et Maurice, qui devait reprendre le 23 février et qui est, à ce jour, suspendu.

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