Publicité
Senior Counsel et Senior Attorneys
Trois avocats contestent les nominations
Par
Partager cet article
Senior Counsel et Senior Attorneys
Trois avocats contestent les nominations
Jacques Tsang Mang Kin, Joyadeep Beeharry et Avinash Renga Sunassee ont saisi la Cour supreme, dénonçant une procédure entachée d’illégalité, d’ingérence politique et d’atteinte aux principes constitutionnels.
Trois avocats ont saisi en urgence la Cour suprême pour bloquer les récentes nominations de Senior Counsel et de Senior Attorney, dénonçant une procédure entachée d’illégalité, d’ingérence politique et d’atteinte aux principes constitutionnels.
La requête a été déposée par Jacques Tsang Mang Kin, Joyadeep Beeharry et Avinash Renga Sunassee. Elle vise l’État mauricien, la cheffe juge, la Senior Puisne Judge, l’Attorney General et le Solicitor General. L’Ordre des avocats, la Law Society et plus de trente nouveaux promus figurent comme tierces parties.
Le 14 août, la présidence a annoncé la promotion de 19 Senior Counsels et 12 Senior Attorneys, les premières depuis près de neuf ans. Selon l’affidavit, la cheffe juge aurait retiré sa recommandation préalable, exigée par la loi, avant l’annonce officielle — ce qui rendrait les nominations «illégales ab initio».
Parmi les nouveaux Senior Counsel figurent notamment Marie Jacques Laval Panglose, Madun Dulloo, Yves Hein, Michael King Fat, Shaukat Ally Oozeer, Siddartha Hawoldar, Jeyarama Valayden, Michel Ahnee, Ghanshyamdas Soni et Yvan Caril Jean-Louis. Les Senior Attorneys nommés incluent Amritlall Jankee, Omar Bahemia, Pazhany Rangasamy, Ravi Ramdewar, Ayesha Jeewa, Marie Catherine Nalletamby et Verna Nirsimloo. Processus «opaque et arbitraire»
Les plaignants dénoncent l’absence de critères transparents, un processus «opaque et arbitraire», et la possible suppression de noms après des consultations politiques. Ils critiquent également la promotion de jeunes juristes du bureau de l’Attorney General, estimant que cela contourne les procédures statutaires et crée des tensions internes. Les avocats demandent une injonction immédiate pour empêcher la remise des lettres patentes et la tenue de la cérémonie traditionnelle, estimant que des «dommages irréparables» seraient causés à la profession et à l’État de droit.
Publicité
Publicité
Les plus récents