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Trafic humain : 26 cas recensés, une condamnation

30 avril 2026, 08:30

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Trafic humain : 26 cas recensés, une condamnation

La question de trafic humain a soulevée par la députée Rubna Daureeawo au PM. Selon les informations communiquées par le commissaire de police, 26 cas de human trafficking ont été rapportés entre le 1ᵉʳ janvier 2024 et le 24 avril 2026. Parmi ces affaires, des poursuites ont été initiées dans quatre cas : trois sont toujours devant les tribunaux, tandis qu’un seul a abouti à une condamnation. Les autres dossiers sont toujours en cours d’investigation. Le chef du gouvernement a souligné que le trafic humain constitue un défi croissant, dans un contexte marqué par une hausse du nombre de travailleurs étrangers à Maurice.

Les autorités misent sur un renforcement des dispositifs légaux, institutionnels et opérationnels. Le National Action Plan 2022-26 est en révision en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), afin d’adapter les stratégies existantes. La législation en vigueur a été amendée pour durcir les sanctions et élargir les pouvoirs d’enquête. Sur le plan opérationnel, une vigilance est déployée à l’aéroport et au port, où plus de 5 300 passagers ont été refoulés en deux ans pour non-respect des conditions d’entrée ou suspicion d’intentions irrégulières.

Par ailleurs, depuis début 2026, les équipes de l’immigration ont mené 272 opérations de contrôle menant à l’arrestation de 2 138 étrangers en situation irrégulière. Les autorités misent également sur une meilleure coordination entre les différentes institutions – ministère du Travail, unités spécialisées de la police et bureau du DPP– pour renforcer la détection des cas et la sensibilisation aux risques. La formation des policiers a été intensifiée, à travers des modules dédiés et des formations internationales, soutenues par les États-Unis et l’OIM.

Pour la prise en charge des victimes, le gouvernement affirme avoir mis en place des mécanismes complets de protection et de réhabilitation – hébergements pour hommes et femmes, avec accès aux soins médicaux, soutien psychologique, assistance juridique et facilités pour la scolarisation des enfants ainsi que de moyens de communication avec leurs proches et, si besoin, un rapatriement sécurisé. Un protocole particulier pour les victimes a été instauré avec les partenaires concernés afin d’assurer une meilleure orientation des cas et un suivi adéquat. Une collaboration étroite avec les ONG inclut un suivi régulier et des mesures de protection pour éviter tout contact entre victimes et présumés trafiquants.

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