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Coup double
Toutes les accusations contre Bruneau Laurette rayées en cour
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Coup double
Toutes les accusations contre Bruneau Laurette rayées en cour
Double victoire judiciaire pour Bruno Laurette en l’espace d’une dizaine de jours. Lors de l’audience d’hier, mercredi 8 octobre, en cour de Moka, l’accusation de possession d’arme à feu et de munitions, qui pesait sur lui, a été rayée. Le 28 septembre, c’était l’accusation provisoire de trafic de drogue contre lui qui est tombée. Dès le départ, l’activiste politique clamait son innocence et dénonçait un complot contre lui.
L’audience d’hier s’est déroulée dans un calme relatif. Le représentant du bureau du Directeur des poursuites publiques, Me Kevin Moorghen, Principal State Counsel, n’a soulevé aucune objection à la demande de retrait de l’accusation liée à l’arme à feu. Il s’est appuyé sur des éléments produits par la défense, qui démontraient que les munitions en question ont été retrouvées en décembre 2024 dans les locaux de la brigade antidrogue de Rose-Hill. Ces balles, découvertes lors d’un nettoyage administratif, auraient été indûment associées au dossier Laurette.
Face à la presse à sa sortie du tribunal, Bruneau Laurette a réaffirmé que ces preuves avaient été «plantées» par des membres de l’ex Special Striking Team (SST), unité aujourd’hui dissoute mais souvent pointée du doigt pour ses méthodes controversées. L’activiste a parlé d’injustice flagrante. «Ce sont des balles et un fusil qui ont été introduits par deux anciens éléments de la SST, ex-membres de la brigade antidrogue de Rose-Hill. Pour moi, c’est une manipulation établie.»
La thèse de Laurette trouve un écho troublant avec une découverte passée sous silence, le 24 décembre 2024. Ce jour-là, lors d’un nettoyage de routine à Rose-Hill, des policiers avaient retrouvé un sac dissimulé dans une salle de bain hors service. Le sac contenait des cartouches de différents calibres, des projectiles, ainsi que plusieurs types de drogues - du cannabis, de l’héroïne, du crystal meth et des cannabinoïdes synthétiques. Des comprimés de Subutex et un réactif chimique, servant à tester la marijuana, complétaient l’étrange inventaire.
Cette saisie, survenue au sein même d’un commissariat censé être hautement sécurisé, soulève de graves questions : comment un tel matériel a-t-il pu se retrouver dans un poste de police ? Les autorités ont ouvert une enquête interne afin d’identifier les éventuels policiers impliqués et tenter de comprendre si ces substances ont pu servir à fabriquer de fausses preuves contre des suspects.
Pour Bruneau Laurette, cette double décision de justice marque un soulagement mais pas la fin de sa lutte. «La vérité commence à éclater. Maintenant, il faut que la lumière soit faite sur ceux qui ont voulu salir mon nom et manipuler le système.»
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