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Diplomatie
«Topping-out» de la nouvelle ambassade des États-Unis
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Diplomatie
«Topping-out» de la nouvelle ambassade des États-Unis
(De g. à dr.) Jeff Grace, Kim Badenhop, Robert Hungley, Henry V. Jardine et Brandon Blankinship
La construction de la nouvelle ambassade des États-Unis à Maurice a franchi une étape majeure, le 11 décembre, avec l’organisation de le Topping-Out and Ceremonial Concrete Pour, une cérémonie marquant l’achèvement de la structure principale du bâtiment. L’événement s’est tenu à Bagatelle, en présence du vice-président de la République, Robert Hungley, , de l’ancien Premier ministre, Pravind Jugnauth, ainsi que des représentants des milieux diplomatique et institutionnel.
Brandon Blankinship, Project Manager de B. L. Harbert International, a souligné l’ampleur et la dimension internationale du chantier : *«Ce projet réunit, au sens le plus littéral, des personnes venues du monde entier. Ingénieurs, architectes, superviseurs, ouvriers hautement qualifiés, spécialistes de la sécurité et responsables de projet – tous unis par un objectif commun et animés par une exigence d’excellence – ont contribué à cet effort.»*Ajoutant: «Pour donner une idée de l’ampleur du chantier, au pic des travaux, plus de 410 travailleurs étaient présents quotidiennement sur le site, pour un effectif total dépassant 520 personnes issues de 27 pays différents. À ce jour, cette équipe internationale a coulé plus de 20 000 mètres cubes de béton et installé environ 2 400 tonnes métriques d’armatures en acier dans la structure. Plus de 2 millions d’heures de travail ont également été enregistrées sur ce site, tout en maintenant un excellent bilan en matière de sécurité.»
De son côté, Kim Badenhop, Principal Deputy Director du Bureau of Overseas Buildings Operations, a rappelé la vocation durable et résiliente de la future ambassade : «Il ne s’agit pas d’un bâtiment ordinaire; il sera un modèle de durabilité et de résilience.» Sur le plan énergétique, le site sera équipé d’un important système photovoltaïque comprenant 898 panneaux solaires. D’une capacité d’environ 552 kW, cette installation produira près de 766 000 kWh d’électricité par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’environ 75 foyers. La gestion de l’eau constitue également un axe central du projet. Un système de récupération des eaux de pluie et de gestion hydrique a été intégré à la conception afin de collecter et de stocker l’eau destinée à l’irrigation et à d’autres usages.
Le projet accorde par ailleurs une place importante à la végétalisation et à la biodiversité locale. Les abords de l’ambassade seront richement paysagés, avec la plantation prévue de 668 nouveaux arbres, et de plus de 116 000 plantes, arbustes et couvre-sol. Enfin, la réduction des déchets a aussi guidé les pratiques de construction. Un programme rigoureux de recyclage et de gestion des déchets a été mis en œuvre tout au long du chantier. À ce jour, environ 80 % des déchets de construction générés ont été recyclés au lieu d’être dirigés vers des sites d’enfouissement. Des matériaux tels que le métal, le béton, le bois et le plastique ont été triés et réutilisés chaque fois que possible.
Le Project Director, Jeff Grace, a remercié les équipes de construction, les partenaires mauriciens ainsi que l’ensemble des parties prenantes du projet pour leur collaboration : «Ce bâtiment représente un avenir partagé. Des artisans présents sur les échafaudages aux ministères et aux leaders communautaires qui nous ont soutenus, chacun d’entre vous a contribué à porter ce projet à son point culminant aujourd’hui.»
Selon l’ambassadeur des États-Unis à Maurice, Henry V. Jardine, cette infrastructure moderne soutiendra la coopération dans des domaines tels que la sécurité maritime, l’innovation et les échanges entre les peuples : «La nouvelle ambassade reflète la solidité et la portée du partenariat entre nos deux pays.» Robert Hungley s’est exprimé sur l’importance stratégique de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) : «L’AGOA demeure un pilier essentiel de notre paysage économique. Ce dispositif a joué un rôle déterminant dans le soutien aux exportations mauriciennes, la création d’emplois, l’attraction des investissements étrangers et l’autonomisation des femmes ainsi que des groupes vulnérables. Sa poursuite est indispensable, non seulement pour préserver les acquis économiques, mais aussi pour ouvrir de nouvelles perspectives de coopération et de croissance. Nous plaidons donc fermement en faveur de son extension à long terme afin que nos industries, nos investisseurs et nos travailleurs puissent planifier avec confiance et prévisibilité, et continuer à contribuer à la prospérité partagée de nos deux nations. »
La nouvelle ambassade des États-Unis – implanté sur un site de 11,77 acres – représente un investissement de USD 301 millions et devrait être achevée en 2027. À ce jour, le projet a mobilisé plus de 400 entreprises mauriciennes, injectant directement plus de USD 26 millions dans l’économie locale.
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