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En Avant Moris veut calmer le jeu autour de l’enregistrement des chiens
Table ronde prévue ce samedi 11 octobre à l’ICJM
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En Avant Moris veut calmer le jeu autour de l’enregistrement des chiens
Table ronde prévue ce samedi 11 octobre à l’ICJM
Alors que l’obligation d’enregistrer tous les chiens du pays suscite un flot de réactions, En Avant Moris invite à la réflexion. Une table ronde est prévue ce samedi 11 octobre à 10h à l’Institut Cardinal Jean Margéot (ICJM), afin de réunir ONG, vétérinaires, bénévoles et citoyens autour d’un même objectif : trouver une voie plus pragmatique et humaine pour encadrer la mesure.
Depuis l’annonce du gouvernement, les critiques se multiplient sur les réseaux sociaux. Entre incompréhension, colère et inquiétude, beaucoup dénoncent une réforme appliquée trop vite, sans concertation. Pour Arnaud Vacher, responsable de communication d’En Avant Moris, le problème ne vient pas du principe mais de la méthode. «Nous ne sommes pas contre l’enregistrement, au contraire. C’est une mesure saine et nécessaire. Mais sa mise en œuvre actuelle est précipitée et mal préparée. Sans accompagnement ni moyens adaptés, elle risque d’aggraver la situation», explique-t-il.
EAM estime que la loi, telle qu’elle est présentée aujourd’hui, comporte trois failles majeures : un risque d’abandons massifs, une charge déjà ingérable pour la MSAW qui manque de ressources, et une amende jugée disproportionnée de Rs 100 000 pour les contrevenants. «Cette sanction n’est pas réaliste et pourrait avoir des conséquences dramatiques pour les chiens concernés», avertit Arnaud Vacher.
Pour En Avant Moris, la solution passe par une approche progressive et inclusive. Il s’agirait de commencer par les nouveaux chiens et chiots, d’impliquer toutes les parties prenantes — ONG, vétérinaires, autorités et citoyens — et de lancer une véritable campagne nationale de sensibilisation. «Ce colloque n’a pas la prétention de tout résoudre, mais il permettra de canaliser la frustration des citoyens et de formuler des propositions concrètes. L’immobilisme n’a jamais rien réglé», souligne-t-il.
Interrogé sur la portée de cette initiative, parfois perçue comme un geste politique, le porte-parole écarte toute ambiguïté. «C’est une démarche citoyenne, pas partisane. Les chiens errants concernent tout le monde : familles, enfants, bénévoles, collectivités. Il s’agit de sécurité publique, de santé et de bien-être animal», précise-t-il.
En Avant Moris espère que la rencontre de samedi permettra d’ouvrir un canal de dialogue avec les autorités et d’aboutir à une transition plus douce dans l’application de la loi. «Asseyons-nous ensemble, trouvons une solution qui marche. La loi n’est pas mauvaise, mais elle doit être adaptée à notre contexte local», conclut Arnaud Vacher.
La table ronde se tiendra ce samedi 11 octobre à 10h à l’ICJM, à Rose-Hill.

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