Publicité
Humour mauricien
Sold-out, rires et satire : Vincent Duvergé signe un triomphe avec «Moi, Moi, Moi»
Par
Partager cet article
Humour mauricien
Sold-out, rires et satire : Vincent Duvergé signe un triomphe avec «Moi, Moi, Moi»
Dès les premières minutes, le ton était donné : irrévérencieux, complice et résolument mauricien. Samedi soir, le Trianon Convention Centre s’est transformé en véritable théâtre du rire, où Vincent Duvergé a déployé son univers avec une aisance déconcertante devant 2 800 spectateurs conquis d’avance.
Il était un peu plus de 20 h 30 lorsque l’humoriste monte sur scène, non sans une pointe de malice. Très vite, il crée une proximité avec le public, n’hésitant pas à vanner les spectateurs du premier rang, pris pour cibles avec humour et légèreté, dans une interaction qui fera mouche tout au long de la soirée.
Dans Moi, Moi, Moi, Vincent Duvergé se livre sans filtre. Il remonte le fil de sa vie, notamment depuis ses 31 ans, avec une sincérité désarmante et une autodérision bien dosée. Son mariage avec Sheryl Duvergé Smith devient rapidement l’un des moments forts du spectacle. L’humoriste revient sur une anecdote peu banale : avoir pris le nom de sa femme après leur union. Une décision qui n’a pas manqué de faire réagir. «Depuis mon mariage, monn vinn kouzin Will Smith, Sam Smith ek Stan Smith», lance-t-il, déclenchant une salve de rires dans la salle.
La soirée prend une tournure encore plus surprenante avec l’apparition de Jean Régis, un personnage incarné par Vincent Duvergé. Ce chanteur revisité interprète plusieurs morceaux, dont une chanson dédiée à Paul Bérenger, dans un mélange d’absurde et de satire qui fait mouche.
Mais derrière l’humour, Vincent Duvergé glisse aussi une réalité plus dure. Il évoque son parcours d’entrepreneur avec PopTV, les défis financiers, et ces fins de mois parfois compliquées. «Zordi zot tou anvi vinn antreprener apre al FCC», ironise-t-il, dans une pique à peine voilée aux tendances du moment.
Le spectacle ne manque pas de rythme. L’entrée en scène de Pakash Monisha, accompagné de danseurs, apporte une dimension visuelle appréciée. Fidèle à son style, Vincent Duvergé ne manque pas d’ajouter une vanne bien sentie, affirmant que Pakash Monisha est devenue «femme de ministre», allant jusqu’à dire qu’elle est désormais madame Assirvaden, déclenchant rires et réactions dans la salle.
Entre humour mesuré et moments frôlant le cru, Vincent Duvergé maîtrise son art. La salle, conquise, rit à gorge déployée du début à la fin. Ce spectacle sold-out confirme une chose : l’humour mauricien a de beaux jours devant lui. Et samedi soir, c’est tout un pays qui a ri de lui-même… avec plaisir. Le spectacle a été produit par Titanium Events de Moshin Moosa.
Trafic monstre qui stresse avant le spectacle

Ils se sont déplacés nombreux samedi soir pour aller au Trianon Convention Center, sauf qu’ils ont eu la désagréable surprise d’être pris dans un embouteillage monstre de l’autoroute jusqu’au lieu du spectacle. Notre voiture est restée immobilisée pendant 45 minutes samedi vers 19 h 00. Aux renseignements, le spectacle coincidait avec les soldes à Tribeca. Une seule entrée vers le Convention Center et guerre des nerfs des automobilistes à la recherche d’un peu d’humour et de gros comique histoire de se déstresser. Mais on voyait les mines crispées au volant. Surtout après 20 h 00, heure à laquelle le spectacle devait commencer. Mis au parfum de cette situation, les organisateurs ont pris la décision de repousser le debut du spectacle. Pourtant les autorités absentes sur les routes auraient pu éviter ce moment de stress qui a failli gâcher le spectacle du talentueux Vincent Duvergé qui a su ramener la bonne humeur ensuite...
Publicité
Publicité
Les plus récents