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Rs 670 M de la MIC à Kuros
Selven Warden collabore pleinement avec la FCC
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Rs 670 M de la MIC à Kuros
Selven Warden collabore pleinement avec la FCC
Arrêté jeudi dans le cadre d’une enquête portant sur des facilités financières de plus de Rs 670 millions, Somaskamdan Vadarajoo Warden a comparu vendredi devant la cour de Port-Louis, où sa demande de remise en liberté conditionnelle a été rejetée à la suite d’une objection de la Financial Crimes Commission (FCC).
Managing director de Kuros Construction Solutions Ltd et d’EG Management Ltd, cet entrepreneur de 50 ans, ingénieur en construction de formation, fait l’objet d’une accusation provisoire de blanchiment d’argent.
Son interpellation s’inscrit dans une enquête visant des fonds débloqués par la Mauritius Investment Corporation (MIC) en faveur de Kuros Construction Solutions Ltd. Selon les enquêteurs, il aurait détenu, entre janvier 2022 et août 2024, plus de Rs 670 millions dans deux établissements bancaires, en sa qualité de dirigeant de sociétés. La FCC considère ces montants comme suspects et soupçonne qu’ils pourraient provenir d’activités illicites.
La défense conteste ces allégations, affirmant que les fonds ont été mobilisés dans le cadre de projets spécifiques et assortis de garanties. Elle soutient que les demandes de financement ont été soumises conformément aux procédures en vigueur, approuvées au niveau du conseil d’administration de la MIC, puis régulièrement déboursées. Selon elle, il ne saurait être reproché à son client de s’être approprié personnellement ces sommes.
Devant la cour, la FCC a justifié son opposition à la libération provisoire par le risque d’interférences avec d’éventuels suspects ou témoins, ainsi que par la possibilité de falsification de preuves. La prochaine motion de remise en liberté conditionnelle a été fixée au 6 mars. D’ici là, le prévenu demeure en détention au centre de Moka.
Stade préliminaire
Cependant, selon des sources proches de la FCC, l’intéressé collabore pleinement avec les enquêteurs, de même que ses avocats, dont Mᵉ Vimalen Reddi. Il pourrait ainsi être libéré avant le 6 mars si son interrogatoire, qui reprend dès demain matin, prend fin.
Selon la défense, l’enquête se trouve à un stade préliminaire et la déposition de l’intéressé doit se poursuivre, notamment afin d’aborder d’autres éléments et d’éventuelles implications de tiers. Elle estime qu’une fois cette étape complétée, une nouvelle comparution pourrait être sollicitée avant la date initialement prévue, en cas d’absence d’objection de la FCC.
Les avocats indiquent par ailleurs vouloir demander la tenue en urgence d’une audience sur la liberté provisoire, invoquant la présomption d’innocence, l’absence de risque de fuite et la coopération de leur client, qui s’est tenu à la disposition de la FCC au cours de l’année écoulée, malgré plusieurs reports d’audition.
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