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Statut provisoire de victimes des travailleurs étrangers
Reza Uteem : «S’il y a un autre employeur disposé à les recruter, nous faciliterons le transfert»
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Statut provisoire de victimes des travailleurs étrangers
Reza Uteem : «S’il y a un autre employeur disposé à les recruter, nous faciliterons le transfert»
■ La conférence de presse du Sindika Travayer Ek Travayer Etranze Tou Sekter s'est tenue dans la capitale le 18 octobre. Photo: Kiranchand Sookrah.
À la suite de la conférence de presse tenue par le Sindika Travayer Ek Travayer Etranze Tou Sekter, le 18 octobre à Port-Louis, au sujet du statut provisoire de victimes pour les travailleurs étrangers exploités, le ministre du Travail et des relations industrielles, Reza Uteem, affirme être à l’écoute : «Au sein de mon ministère, nous accordons une attention particulière à tous les travailleurs étrangers qui se disent victimes de maltraitance de la part de leurs employeurs. Nous menons une enquête et sanctionnons les employeurs, le cas échéant.»
Concernant les contraintes et les solutions, le ministre explique : «Nous avons aussi envisagé, en cas de rupture du contrat de travail, la possibilité de transférer les employés vers un autre employeur dans les cas avérés de maltraitance.» Il souligne également que le problème pratique auquel ils font face entretemps concerne le logement des travailleurs et la prise en charge de leur nourriture. «Lorsque leur travail prend fin, le contrat de travail prend également fin, ce qui entraîne automatiquement l’expiration de leur permis de résidence. Techniquement, ils doivent quitter le pays. Mais s’il y a un autre employeur disposé à les recruter, nous faciliterons le transfert.»
Au niveau du logement et de l’alimentation, Reza Uteem explique : «Nous avons sollicité des organisations non gouvernementales et j’espère qu’elles pourront apporter leur aide, car nous ne disposons pas de foyer au ministère du Travail ni au ministère de la Sécurité sociale pour loger ces travailleurs jusqu’à ce qu’ils trouvent un autre emploi.»
Sur la question de la Recommandation 41 du comité interministériel concernant l’hébergement, la subsistance et la sécurité des travailleurs bénéficiaires du statut provisoire de victimes, il répond : «Il y a une implication financière derrière cette recommandation : qui va prendre en charge ?» Rappelant le cas de Star Knitwear où les travailleurs avaient perdu leur emploi, il développe : «Au niveau de mon ministère, nous avons tout fait pour faciliter leur embauche. Mais pour ceux qui n’avaient pas pu trouver de nouveaux employeurs, nous n’avons pas eu d’autre choix que de les rapatrier dans leurs pays d’origine. Le ministère des Finances avait même avancé de l’argent pour payer leur billet d’avion, parce que le Receiver Manager n’avait pas les fonds nécessaires pour régler leur retour.»
Ajoutant : «Hélas, près de 150 travailleurs ont préféré s’enfuir, et vivent maintenant dans la précarité et dans l’illégalité au lieu de rentrer chez eux.»
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