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Moyen-Orient
Opération militaire israélo-américaine contre l'Iran
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Moyen-Orient
Opération militaire israélo-américaine contre l'Iran
Israël et les États-Unis ont lancé, hier, une opération militaire conjointe d'une ampleur inédite contre l'Iran, tuant le guide suprême Ali Khamenei et plusieurs hauts responsables du régime. Téhéran a aussitôt riposté par des frappes massives à travers la région, semant le chaos dans les aéroports du Golfe et faisant craindre un embrasement généralisé. Tandis que les dirigeants mondiaux appellent au calme et à la diplomatie, les marchés pétroliers s'affolent, avec des conséquences qui se feront sentir jusqu'à Maurice.
Benjamin Netanyahu
Dans une déclaration publiée par le ministère israélien des Affaires étrangères, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, a affirmé : «Ce matin, Israël et les États-Unis ont lancé une opération combinée pour éliminer la menace existentielle que fait peser sur Israël le régime des ayatollahs en Iran. (…) Nous avons détruit la résidence du tyran Khamenei au cœur de Téhéran. Pendant trois décennies et demie, ce cruel tyran a exporté le terrorisme à travers le monde, rendu son peuple misérable et œuvré sans relâche à la destruction d'Israël.» Il a également annoncé que dans les prochains jours, ils frapperont des milliers de cibles appartenant au régime iranien : «Nous créerons les conditions permettant au courageux peuple iranien de se libérer des chaînes de la tyrannie.»
Donald Trump
De Washington, le président américain, Donald Trump, a annoncé sur son compte Truth Social : «Khamenei, l'un des hommes les plus maléfiques de l'Histoire, est mort.» Il a ajouté que les bombardements intensifs et ciblés se poursuivront sans interruption tout au long de la semaine ou aussi longtemps que nécessaire pour atteindre l'objectif fixé : «La paix au Moyen-Orient et dans le monde.» Dans une autre publication sur le même réseau social, il a lancé un avertissement à l'Iran face à d'éventuelles représailles : «L'Iran vient de déclarer qu'il allait frapper très fort aujourd'hui, plus fort qu'il ne l'a jamais fait. Ils ont intérêt à ne pas le faire, parce que s’ils le font, nous les frapperont avec une force comme jamais vue auparavant.»
Mohammad Baqer Ghalibaf
Côté iranien, la riposte verbale a été immédiate. Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Ghalibaf, a déclaré, en référence à Trump et à Israël, qu'ils avaient franchi une ligne rouge et «en paieront le prix», a rapporté la télévision d'État iranienne ce matin. Il a ajouté que le pays poursuivra la voie tracée par Khamenei.
La communauté internationale appelle à la retenue
Face à l'escalade, les grandes puissances ont réagi avec une préoccupation commune, même si leurs positions divergent sur le fond.
António Guterres
Condamnant les frappes militaires des États-Unis et d'Israël, ainsi que les attaques iraniennes qui ont suivi, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a déclaré : «Nous assistons à une grave menace contre la paix et la sécurité internationales. L'action militaire risque de déclencher une série d'événements que personne ne pourra contrôler dans la région la plus volatile du monde. Soyons clairs : il n'existe pas d'alternative viable au règlement pacifique des différends internationaux.» Il a rappelé qu'une paix durable ne peut être obtenue que par des moyens pacifiques, notamment par le dialogue et des négociations sincères.
Emmanuel Macron
En France, le président, Emmanuel Macron, a déclaré lors du Conseil de défense et de sécurité nationale sur la situation en Iran et au Moyen-Orient : «Les États-Unis d'Amérique et Israël ont décidé de frapper l'Iran ces dernières heures. La France n'a été ni prévenue ni impliquée, tout comme d'ailleurs l'ensemble des pays de la région et nos alliés. L'Iran a répliqué dans de très nombreux pays, de très nombreux pays amis, où nous avons, dans nombre d'entre eux, des emprises militaires et des ressortissants, avec donc des conséquences sur la stabilité régionale, la paix dans la région et au-delà.» Il a rappelé que la priorité absolue est la sécurité des ressortissants français dans tous les pays. Le chef de l'État a également appelé à une reprise du travail diplomatique : «Nous avons d'ores et déjà appelé à une réunion exceptionnelle du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous devons multiplier les initiatives pour que les questions se règlent par la voie diplomatique, car nul ne peut penser que la question du nucléaire iranien, de l'activité balistique, des déstabilisations régionales se régleront simplement par les frappes.»
Keir Starmer
Au Royaume-Uni, s'exprimant depuis Downing Street, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a adopté un ton plus ferme à l'égard de Téhéran : «Plus tôt ce matin, les États-Unis et Israël ont frappé des cibles en Iran. L'Iran a depuis lancé des frappes indiscriminées à travers la région. Le Royaume-Uni n'a joué aucun rôle dans ces frappes, mais nous avons toujours été clairs : le régime iranien est absolument abominable.» Il a rappelé que même sur le sol britannique, le régime iranien représente une menace directe pour les dissidents et la communauté juive : «Au cours de la seule année écoulée, ils ont soutenu plus de 20 attaques potentiellement meurtrières sur le territoire britannique. Il est donc évident qu'on ne peut jamais leur permettre de développer une arme nucléaire.» Condamnant les frappes iraniennes contre les partenaires de la région, il a réitéré son engagement en faveur de la sécurité des alliés au Moyen-Orient : «Nos forces sont actives et des avions britanniques sont dans les airs aujourd'hui dans le cadre d'opérations défensives régionales coordonnées pour protéger notre peuple, nos intérêts et nos alliés, comme la Grande-Bretagne l'a fait par le passé, conformément au droit international.»
Bernie Sanders
Aux États-Unis mêmes, des voix dissidentes se sont élevées. Dans une déclaration publiée après les frappes américano-israéliennes contre l'Iran, le sénateur indépendant, Bernie Sanders, a affirmé : Le président Trump, ainsi que son allié israélien d'extrême droite, Benjamin Netanyahu, a déclenché une guerre illégale, préméditée et inconstitutionnelle. Tragiquement, Trump joue avec les vies et les ressources américaines pour satisfaire l'ambition de Netanyahu, vieille de plusieurs décennies, d'entraîner les États-Unis dans un conflit armé avec l'Iran.» Il a rappelé que la Constitution américaine stipule que c'est le Congrès qui déclare la guerre et non un président agissant unilatéralement : «Le Sénat doit se réunir immédiatement et voter sur une résolution sur les pouvoirs de guerre en attente, que je soutiendrai fermement.» Il estime par ailleurs que cette attaque contre l'Iran constitue une violation flagrante du droit international : «Si les États-Unis et Israël peuvent lancer une attaque contre une nation souveraine, n'importe quel autre pays peut en faire autant. La force ne fait pas le droit. Elle engendre l'anarchie internationale, la mort, la destruction et la misère humaine.»
Le détroit d'Ormuz
Le conflit plonge le marché pétrolier dans sa plus grave crise depuis des décennies. Sauf résolution rapide, le prix du pétrole devrait connaître une forte hausse à l'ouverture des marchés demain matin. L'ampleur des perturbations dépendra en grande partie de la situation dans le détroit d'Ormuz : ce passage étroit entre l'Iran et Oman concentre à lui seul quelque 20 % du pétrole mondial, ainsi que d'importants volumes de gaz naturel liquéfié (GNL), ce qui laisse présager une forte envolée des prix. Le prix du baril de Brent de référence a déjà grimpé ces dernières semaines à environ 70 dollars, son niveau le plus élevé depuis août 2025. Image : BBC

Pour Maurice qui dépend des importations de pétrole, une telle flambée se répercutera inévitablement sur les prix des carburants à la pompe, du gaz domestique et des denrées alimentaires importées, alimentant une pression inflationniste supplémentaire sur le pouvoir d'achat des ménages.
Transports aériens paralysés
L'aéroport international de Dubaï, qui traite plus de 1 000 vols par jour, a été endommagé lors des frappes de représailles iraniennes contre plusieurs sites des États du Golfe. Les aéroports d'Abou Dhabi et du Koweït ont également été touchés. Les principaux hubs régionaux – Dubaï, Doha et Abu Dhabi – ont fermé leurs portes, les pays du Moyen-Orient ayant procédé à la fermeture de leur espace aérien.
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