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«Parlement citoyen – Readers Question Time»
Nos lecteurs interrogent les élus
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«Parlement citoyen – Readers Question Time»
Nos lecteurs interrogent les élus
Avec sa nouvelle rubrique «Parlement citoyen – Readers Question Time», «l’express» renforce son engagement en faveur du débat public. L’objectif est clair : offrir aux citoyens une plateforme pour interpeller directement les élus sur des sujets d’intérêt national. Chaque mardi, des questions envoyées par les lecteurs sont sélectionnées par la rédaction et adressées aux responsables concernés. Ces derniers sont invités à répondre publiquement dans les colonnes du journal. Libre à eux de s’exprimer… ou de ne pas le faire. Les lecteurs, eux, restent les juges.
? Pingala Kissoonah
Question : Face aux tensions au MoyenOrient et à leurs impacts économiques, quelles mesures le gouvernement met-il en place pour limiter les effets sur Maurice, notamment sur les prix du carburant et le tourisme ? Des solutions comme le work from home, le covoiturage ou la réduction des dépenses publiques sont-elles envisagées et les dirigeants sont-ils prêts à faire des sacrifices ?
Réponse du ministre de l’Énergie et des services publics, Patrick Assirvaden
Face à l’évolution de la situation internationale, notamment la guerre impliquant l’Iran, le gouvernement a mis en place un «High Level Crisis Committee» afin d’assurer un suivi étroit et d’anticiper les répercussions, en particulier sur le secteur énergétique.
Dans ce contexte de forte volatilité des prix des hydrocarbures, plusieurs mesures ont été engagées par le ministère et le Central Electricity Board (CEB) pour atténuer les impacts et renforcer la résilience énergétique du pays. Àcourt terme, l’accent est mis sur la réduction de la consommation et la limitation des gaspillages. Cela passe notamment par l’amélioration de l’efficacité des centrales fonctionnant au «Heavy Fuel Oil» (HFO) et l’optimisation des systèmes de combustion.
Des restrictions sur les usages non essentiels de l’électricité sont également envisagées, comme l’éclairage décoratif, les panneaux publicitaires lumineux hors horaires ou encore la climatisation dans des espaces inoccupés. Un amendement à l’«Electricity Efficiency Act» est prévu pour encadrer ces pratiques.
Sur le plan de l’approvisionnement, une cargaison de 33 500 tonnes de HFO est attendue au port le 1er avril, suivie d’un second tanker à la mi-avril. Parallèlement, le CEB a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour l’achat de «fuel oil».
Durant cette période, l’utilisation du charbon sera accrue afin d’optimiser les stocks. En parallèle, les projets d’énergies renouvelables seront accélérés et une campagne nationale d’économie d’énergie sera renforcée.
À plus long terme, de nouvelles normes énergétiques seront introduites et les industries fortement consommatrices seront appelées à adopter des systèmes de gestion de l’énergie, dans une approche visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles.
? Jade Gaiqui
Question : Le problème de l’électricité est un problème de longue date, comme en témoigne le fait que nous étions déjà en mode rouge il y a environ trois mois. Le gouvernement évoque depuis plus d’un an et demi l’existence de machines vieillissantes dans nos centrales électriques, bien avant la situation de guerre actuelle. Il était donc évident que nous ne pouvions pas dépendre du carburant pour faire fonctionner ces centrales et produire de l’électricité. Les prix du carburant sont très instables, cela entraîne de la pollution et il s’agit d’une ressource non renouvelable. Nous sommes une île, de petite taille, mais nous disposons de ressources comme le soleil et les vagues. Quelles solutions envisagez-vous pour réduire l’utilisation du carburant dans la production d’électricité ? Étant au gouvernement depuis maintenant un an et demi, quels sont vos plans ?
Question envoyée au ministère de l’Énergie, dont nous attendons la réponse.
? Thierry Verte
Question : Puisque nous sommes dans un «Parlement citoyen», ma question s’adresse au chef du gouvernement : notre système est théoriquement calqué sur le modèle de Westminster, mais dans la pratique, nous en avons fait une caricature où un seul homme détient des pouvoirs de nomination (police, institutions de contrôle) bien plus étendus que ceux d’un Premier ministre britannique. Comment justifier, dans une démocratie moderne, cette concentration qui rend le concept de «checks and balances» totalement inexistant à Maurice ? Le gouvernement est-il enfin prêt à une réforme constitutionnelle profonde pour limiter ses propres pouvoirs et restaurer une véritable séparation ? Le peuple ne veut plus d’un monarque élu tous les cinq ans, il veut une démocratie respirante.
Question transmise au gouvernement.
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