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Démission de Bérenger
Navin Ramgoolam : «Je ne suis pas pressé de nommer un adjoint»
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Démission de Bérenger
Navin Ramgoolam : «Je ne suis pas pressé de nommer un adjoint»
■ Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a participé aux célébrations de l’Eid-ul-Fitr au Sunni Razvi Society à Port-Louis hier. Photos: Vashish Sookrah.
«Mo pene parski malgre nou finn deza adverser, nou finn deza ansam, nou ena enn long lamitie.» Le Premier ministre Navin Ramgoolam est revenu, hier, sur la démission de son adjoint Paul Bérenger, intervenue vendredi. Il était questionné par des journalistes en marge des célébrations de l’Eid-ul-Fitr au Sunni Razvi Society à Port-Louis. «Lamitie res lamitie, a-t-il insisté. Mo panse ti kapav evite, me inn arive inn arive.» Concernant le poste de Premier ministre adjoint, il a répondu : «Mo pa prese pou nomm enn adzwin la.»
Interrogé sur le même sujet, le ministre du Logement et des terres, Shakeel Mohamed, également présent, a répondu : «J’ai été attristé par la situation. J’ai eu de bonnes relations au gouvernement avec le leader du MMM. J’ai eu l’occasion de connaître sa capacité à travailler et son dévouement pour le pays. Certes, nous pouvons ne pas avoir été d’accord sur tous les sujets ou sur la façon de faire les choses, mais ce que je retiens, c’est que c’est une personne qui a marqué l’histoire et qui a contribué au pays. Je lui souhaite bonne chance et bonne continuation.»
Selon nos informations, le poste de numéro deux au sein du gouvernement suscite déjà les convoitises. De nombreux ministres, tant du MMM que du PTr, seraient en train de se positionner en vue d’une éventuelle nomination.Un mini-remaniement ministériel pourrait également intervenir dès la semaine prochaine.
Lors de son discours aux célébrations de l’Eid-ul-Fitr, le Premier ministre et ministre des Finances n’a pas manqué d’aborder l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur l’économie mauricienne. «Pou ena bann konsekans ekonomik. Pou ena enn linpak negatif.» Il a expliqué que dans ce contexte, tous les prix sont en train de prendre l’ascenseur: «Nou inport tou kitsoz depi deor. Tou pe monte la.»
Dans le même souffle, le chef du gouvernement a qualifié la guerre au MoyenOrient de «tragédie incroyable» où des innocents ont perdu la vie : «Pe zet bom lor lekol. Bann zanfan ki pe apran, pe gagn kout bom pe perdi lavi. Ek tousala dan period Ramadan. Pa finn mem respekte sa period Ramadan-la.»
Navin Ramgoolam a questionné sur la pertinence même de cette guerre: «Parey kouma l’Irak, eski sa lager-la ti vreman inportan la la?» Ce sont la paix et l’unité qui doivent primer, relèvet-il. «Se dan linite ki ena lafors.»
D’ailleurs le Premier ministre a rappelé que le Ramadan n’est pas seulement «une période d’abstinence» mais avant tout «une école de discipline, de patience et de solidarité». Il a souligné l’importance des valeurs telles que «la compassion envers les plus vulnérables et la bonté envers son prochain» dans la construction d’une société plus juste.
Étaient également présents, le président de la République, Dharam Gokhool, la speaker, Shirin Aumeeruddy-Cziffra, le leader de l’opposition, Joe Lesjongard, le ministre des Arts et de la culture, Mahen Gondeea, le ministre de l’Industrie, Aadil Ameer Meea, la ministre des Services financiers, Jyoti Jeetun, le ministre de l’Intégration sociale, Ashok Subron, le ministre des Transports terrestres, Osman Mahomed, le lord-maire, Aslam Hossenally, ainsi que plusieurs personnalités.
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