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Arrêté pour menaces verbales

Muzaffar Lallmamode au centre de deux enquêtes parallèles

15 mars 2026, 03:30

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Muzaffar Lallmamode au centre de deux enquêtes parallèles

Le trentenaire lors de sa comparution devant la Bail and Remand Court hier.

Figure controversée des réseaux sociaux et organisateur d’événements, Muzaffar Lallmamode, alias «Muz», 32 ans, a été arrêté vendredi soir par la police dans le cadre d’une affaire de menaces verbales, quelques jours après avoir porté plainte pour diffamation. Il se trouve que la CID de Rose-Hill et la CCID mènent deux enquêtes en parallèle, l’une par rapport aux plaintes contre lui et l’autre relative aux plaintes faites par lui-même.

Selon les autorités, l’homme s’était présenté récemment au poste de police de Vallée-des-Prêtres pour dénoncer plusieurs publications sur Facebook l’accusant de trafic de drogue synthétique et de blanchiment d’argent. Mais au moment où il déposait sa plainte, les enquêteurs l’ont informé qu’une plainte avait été enregistrée contre lui pour des menaces verbales datant du 13 décembre 2025, déposée par son ancien partenaire d’affaires. Ce dernier l’accuse d’être venu à son commerce à Plaine-Verte, d’avoir débranché la caméra de surveillance et de l’avoir menacé de violences graves envers lui et sa famille.

Parallèlement, une autre plainte avait été déposée contre Muzaffar Lallmamode au poste de Rose-Hill, liée à des incidents similaires, renforçant le cadre de l’enquête. La police l’a donc interpellé vendredi soir et l’a placé en détention. Hier, il a comparu devant la Bail and Remand Court, où une charge provisoire a été retenue contre lui.

Muzaffar Lallmamode a déjà eu des démêlés avec la justice. En août 2025, il avait été arrêté à Port-Louis avec 16 600 dollars américains et Rs 390 000 dans son véhicule, faisant face à une accusation provisoire de blanchiment d’argent. La Financial Crimes Commission l’avait également interrogé dans le cadre de l’affaire Wendip Appaya.

Tout récemment, il a lui-même porté plainte pour menaces et agression à la clinique C-Care Wellkin. Dans ce contexte, le commissaire de police a demandé à obtenir les images CCTV pour vérification et prévoit d’entendre certains membres du personnel afin de reconstituer les faits.

Par ailleurs, Muzaffar Lallmamode avait saisi la Cour suprême pour obtenir une injonction contre plusieurs personnes qu’il accuse de diffamation sur les réseaux sociaux. Le 9 mars, la juge Sulakshna Beekarry-Sunassee avait ordonné que les mis en cause s’abstiennent de publier tout contenu diffamatoire à son encontre.

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