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Affaire Mamy Ravatomanga I Comparution de Mᵉ Junaid Fakim
Mᵉ Urmila Boolell : «Mon client ne nie pas sa rencontre avec le Malgache mais explique les circonstances»
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Affaire Mamy Ravatomanga I Comparution de Mᵉ Junaid Fakim
Mᵉ Urmila Boolell : «Mon client ne nie pas sa rencontre avec le Malgache mais explique les circonstances»
Mᵉ Junaid Fakim, ancien commissaire de la Financial Crimes Commission (FCC), se retrouve sous le feu des projecteurs judiciaires. L’avocat de 41 ans a comparu hier en cour de Rose-Hill, accusé de deux charges graves: public official using office for gratification sous l’article 22(1) et breach of confidentiality sous l’article 161(6), alors qu’il siégeait à la FCC. Selon l’enquête, Mᵉ Fakim aurait transmis des informations confidentielles au milliardaire malgache Mamy Ravatomanga, déjà visé par une accusation de blanchiment. Ce geste présumé compromet la confidentialité d’une enquête majeure et met en lumière les failles possibles dans la protection des données au sein d’institutions clés de lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent. Lors de sa comparution, toute demande de remise en liberté sous caution a été rejetée par la FCC. L’institution a argumenté que sa libération pourrait mettre en péril l’enquête et favoriser la diffusion d’informations sensibles.
Mᵉ Urmila Boolell, Senior Counsel, qui défend Mᵉ Fakim, a fait une requête pour une audience le 3 novembre. Le docteur Muhammad Timol était présent en cour pour signaler des problèmes de santé de son client. Le magistrat a ordonné que Mᵉ Fakim soit transféré à l’hôpital Victoria pour examens médicaux. L’ancien commissaire de la FCC a été admis à l’hôpital.
Mᵉ Boolell a fermement défendu son client, soulignant que pour des raisons de santé, il ne pouvait rester en détention pendant quatre nuits. «C’est assez grotesque pour la FCC qu’il n’y ait pas de représentant pour soutenir leur objection. Mon client n’a rien à cacher. Il ne nie pas avoir rencontré Mamy Ravatomanga, mais explique dans quelles conditions ces contacts ont eu lieu.C’est à la demande de Nasser Bheeky qu’il a rencontré Mamy Ravatomanga. Il lui a dit ‘‘mo pou faire toi zouenn enn biznesman’’. Mon client n’était pas au courant.»
Ce dernier, après avoir pris connaissance que c’était Mamy Ravatomanga, a appelé Sanjay Dawoodarry de la FCC. «Une fois qu’il a été mis au courant d’une machinerie en marche, il a su qu’il y avait conflit d’intérêts, il est sorti de la pièce.» Les accusations d’interférence avec des témoins ou de manipulation de preuves seraient infondées, ajoute-t-elle. Me Fakim a contacté ses supérieurs dès qu’il a perçu un potentiel conflit d’intérêts et a quitté toute réunion jugée sensible, pour éviter toute suspicion de partialité.
Cette affaire s’inscrit dans le cadre plus large de l’enquête sur Mamy Ravatomanga, soupçonné de transferts financiers massifs estimés à Rs 30 milliards. Les contacts présumés entre Mᵉ Fakim et des proches de Ravatomanga ont amplifié les inquiétudes sur l’influence et la divulgation d’informations sensibles. Sa démission, le 25 octobre, officiellement pour des «raisons personnelles», survient à un moment critique pour la FCC, laissant planer des doutes sur la solidité de l’institution. Des sources internes évoquent une réunion controversée à Quatre-Bornes et ailleurs, réunissant des acteurs influents du monde des affaires et de la politique. Ces informations ont suffi à provoquer une polémique nationale.
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