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Mathieu Brelu-Brelu partage sa passion pour l’art et le cinéma

27 février 2024, 10:30

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Mathieu Brelu-Brelu partage sa passion pour l’art et le cinéma

Mathieu Brelu-Brelu, 31 ans, Toulousain d’origine mauricienne, réalise des vidéos sur YouTube qui lui attirent pas mal de commentaires positifs. L’express a discuté avec lui pour comprendre ses rêves et aspirations audiovisuels. «J’aspire à devenir réalisateur, entre autres. J’ai suivi une licence de cinéma à l’université Jean Jaurès à Toulouse puis j’ai poursuivi mon master à l’ENSAV en parcours réalisation. Actuellement, je souhaite proposer des essais-vidéo sur Youtube sur des thématiques en particulier», dit-il d’emblée.

Celui qui a passé son enfance à Maurice et son adolescence à Madagascar s’est fait remarquer sur son travail relatif au thème de la contemplation et celui de la mémoire : «J’ai encore plein d’autres idées en réserve, notamment des vidéos de storytelling sur des réalisateurs aux parcours atypiques ou des analyses de cinéma, etc. Je pratique également de la photographie en argentique que je publie sur mon compte Instagram.»

Mathieu Brelu-Brelu a d’autres inspirations, allant de la philosophie - surtout celle d’Albert Camus – «Le Mythe de Sisyphe a changé ma vie»- au cinéma, et surtout le cinéma asiatique (Hou Hsiao Hsien, Hong Sang-Soo, Yasujiro Ozu, Kiyoshi Kurosawa, Hayao Miyazaki) en passant par la photographie et la poésie. «J’ai une approche plutôt esthétique et personnelle dans les vidéos que je propose, en partant toujours de mes sensations pour parler d’une thématique et ne pas chercher la vérité absolue. J’essaie de questionner plutôt que d’affirmer. J’ai une affection particulière pour la poésie du vivant et les petites choses banales de la vie.»

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La mémoire et la question de l’identité, du territoire et de l’exil, sont des choses qui travaillent également Mathieu Brelu-Brelu. «Ayant trois lieux différents que je considère comme étant chez moi, c’est quelque chose qui me travaille, cette question de l’identité et de l’origine. En France je me sens forcément étranger, puisque c’est quelque chose qui se voit sur moi, mon visage reflète mes origines. Mais quand je rentre à Maurice je me sens également étranger car je n’y vis plus, tout a changé, je ressens un décalage entre moi et ce pays même si j’aurai toujours énormément d’affection pour ce dernier. Je suis bien-sûr extrêmement fier de mes origines, je pense que c’est une force dans le milieu artistique, c’est ce qui fait mon originalité. Parmi mes projets futurs j’aimerais tourner un jour un film de fiction à Maurice. C’est une idée qui trotte dans ma tête depuis des années. Je trouve qu’il n’y a pas assez de réalisateurs mauriciens et on a la chance d’avoir des paysages riches et des thématiques sociales intéressantes à aborder. Malheureusement, le milieu de la culture et le cinéma particulièrement demeurent assez pauvres, la plupart des films que l’on peut voir à Maurice sont les gros films qui cartonnent au box-office.

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«Ma culture cinématographique, je l’ai acquise une fois que je suis arrivé en France. C’est aussi quelque chose que j’aimerais partager, faire connaître aux Mauriciens toute la richesse de ce qui peut se faire artistiquement et dont on n’a pas accès. J’ai également un rêve lointain d’ouvrir une école ou un lieu de partage à Maurice pour justement mieux transmettre ma passion pour le cinéma et l’art en général.»

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