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Incident à bord d’un vol Air Seychelles

Malaise en plein ciel : le récit du journaliste Richard Ramasawmy

31 décembre 2025, 15:00

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Malaise en plein ciel : le récit du journaliste Richard Ramasawmy

Les faits se sont produits le 22 décembre, comme rapporté par TODAY in Seychelles. Un incident mineur concernant le vol HM049 d’Air Seychelles reliant les Seychelles à Maurice comprenait le malaise du copilote. Le commandant de bord a assuré la poursuite du vol en toute sécurité. Un équipage de relève a été mobilisé pour le retour, et la compagnie confirme que tout le monde va bien. À bord de ce vol d’Air Seychelles reliant les Seychelles à Maurice, Richard Ramasawmy, journaliste, a vécu un épisode grave… sans même s’en rendre compte sur le moment. Ce n’est qu’après l’atterrissage qu’il apprendra qu’un incident sérieux s’était produit en plein ciel : le copilote avait été victime d’un malaise, obligeant le commandant de bord à gérer seul la situation jusqu’à destination.

«Il n’y a eu absolument aucune panique. Aucun passager n’était au courant. Même en classe affaires, rien n’a filtré», témoigne-t-il. Selon lui, l’incident s’est déroulé dans le plus grand calme, grâce au professionnalisme remarquable de l’équipage. «Le capitaine, les stewards et les hôtesses ont maîtrisé la situation de manière magistrale. Pas un visage inquiet, pas le moindre signe de stress. Ils ont fait leur travail avec un sangfroid exceptionnel», confie Richard Ramasawmy.

Ce n’est qu’une fois l’avion immobilisé au sol, alors que les passagers attendaient pour débarquer, que des murmures ont commencé à circuler dans la cabine. «Les gens s’impatientaient, comme souvent. Certains se plaignaient, sans savoir que, pendant ce temps, on était en train de sauver un homme», raconte-t-il. Installé non loin de la porte, il aperçoit alors l’intervention des services médicaux, venus extraire le copilote du cockpit avec une extrême précaution.

«C’est à ce moment-là que j’ai compris ce qui s’était réellement passé. Et là, forcément, la peur arrive après coup. On réfléchit. On réalise», dit-il. Malgré l’émotion, Richard Ramasawmy insiste sur un point : la gestion de crise a été exemplaire. «Tenir près de 120 passagers dans l’ignorance totale d’un incident aussi sérieux, sans créer la moindre panique, c’est un art. Ils l’ont fait brillamment.»

? Un souvenir qui ravive un autre incident marquant

Cet événement a ravivé chez lui un souvenir fort. En juillet 2017, il se trouvait déjà à bord d’un avion lorsqu’un incident aérien grave s’était produit. Le vol avait alors frôlé une collision avec un Airbus A380 de Emirates en provenance de Dubaï. «J’ai l’impression que ces situations me poursuivent… mais je préfère voir cela comme des émotions fortes, pas comme une fatalité», relativise-t-il.

«Chapeau au pilote»

Grand voyageur pour des raisons professionnelles, Richard Ramasawmy reconnaît que ces expériences laissent des traces. «On prend l’avion comme on prend la voiture. On sait qu’il y a des risques. Mais après coup, c’est toujours un peu effrayant.»

Il conclut son témoignage se conclut par un hommage appuyé à l’équipage : «Chapeau au pilote d’Air Seychelles. Ce qu’il a fait est héroïque. Il a sauvé des vies. Les autorités seychelloises et mauriciennes devraient reconnaître son professionnalisme.»

Pour Richard Ramasawmy, une chose est certaine : si les passagers n’ont rien perçu durant le vol, c’est précisément parce que l’équipage a su agir avec une discrétion et une maîtrise exemplaires. Un professionnalisme silencieux, mais vital, à 10 000 mètres d’altitude.

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