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Commerce mondial
L’UNCTAD identifie des tendances clés pour 2026
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Commerce mondial
L’UNCTAD identifie des tendances clés pour 2026
■ L’UNCTAD dévoile les tendances 2026 pour un commerce mondial plus résilient et inclusif, axé sur les échanges régionaux et la diversification.
Dans sa Global Trade Update publiée ce mois-ci, La United Nations Conference on Trade and Development (UNCTAD) identifie ce qui favorisera un commerce plus résilient et inclusif, à condition que les choix politiques soient éclairés. La croissance économique mondiale reste faible, avec un ralentissement plus marqué dans les économies en développement hors Chine tandis que la demande des grandes puissances commerciales telles que les États-Unis, la Chine et l’Europe montre également des signes de faiblesse. Renforcer les échanges régionaux et diversifier les partenaires commerciaux apparaissent comme un levier clé pour accroître la résilience économique.
Parallèlement, les règles commerciales internationales se mettent à jour dans un environnement tendu, marqué par des mesures unilatérales et un contexte géopolitique incertain. La capacité à rétablir un système de règlement des différends pleinement fonctionnel et à maintenir un traitement spécial et différencié reste cruciale pour soutenir l’industrialisation et la sécurité alimentaire, ainsi que pour garantir l’accès aux marchés.
Les droits de douane élevés et les ajustements fréquents continuent de fragiliser le commerce mondial, accentuant l’incertitude, freinant les investissements et perturbant les chaînes d’approvisionnement. Ces tensions poussent les entreprises à repenser leurs chaînes de valeur, à diversifier les fournisseurs et rapprocher certaines activités des marchés stratégiques tandis que les pays mieux équipés en infrastructures, maind’œuvre qualifiée et stabilité réglementaire, attirent plus facilement les investissements.
Dans le même temps, le commerce de services connaît une croissance soutenue, dépassant celle des biens, et devient un moteur central de l’économie mondiale, en soutenant également les secteurs manufacturiers et primaires. Le commerce Sud-Sud s’intensifie, offrant aux pays en développement des opportunités supplémentaires pour compenser la demande plus faible des économies avancées.
Les engagements environnementaux et climatiques influencent de plus en plus les échanges. Les contributions annoncées par 113 pays à la fin de 2025 pourraient réduire les émissions mondiales d’environ 12% d’ici 2035. La tarification du carbone, le développement des marchés de l’énergie propre et l’adoption de normes environnementales redéfinissent la compétitivité des entreprises. Les pays en développement devront ainsi bénéficier d’un meilleur accès au financement vert, aux technologies durables et à un accompagnement adapté.
Dans le même temps, le commerce des minéraux stratégiques et des produits agricoles reste vital pour la sécurité alimentaire et la compétitivité économique. Les produits alimentaires représentent près de 87 % des exportations de matières premières, et de nombreux pays en développement dépendent encore largement des importations. Trouver un équilibre entre sécurité des ressources et maintien des investissements demeure donc un défi majeur.
Par ailleurs, les réglementations commerciales se multiplient et deviennent plus complexes, avec près de 18 000 nouvelles mesures discriminatoires adoptées depuis 2020. Les normes techniques concernent désormais environ deux tiers des échanges internationaux, augmentant les coûts de conformité pour les petits exportateurs. Les règles motivées par des enjeux environnementaux, sociaux ou de sécurité devraient continuer de se renforcer en 2026.
Ces tendances mondiales pour 2026 trouvent un écho à Maurice. Selon le rapport Export Insights 2025 de la Mauritius Chamber of Commerce and Industry, présenté ce mois-ci, les services dominent nos exportations, avec 74 % du total tandis que les biens restent essentiels avec Rs 81 milliards d’exportations en 2024. Cette évolution redéfinit la structure des échanges, diversifie l’offre et ouvre de nouvelles opportunités sur les marchés africains et internationaux. Les échanges Sud-Sud se renforcent, offrant un potentiel de croissance important et une meilleure intégration dans les chaînes de valeur régionales.
Pour soutenir cette dynamique, trois priorités stratégiques se dégagent : valoriser les services à forte valeur ajoutée, développer des stratégies sectorielles adaptées et créer un environnement favorable aux exportations grâce à la digitalisation, à l’automatisation et à l’intelligence artificielle.
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