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Assises du Travail
L’UBIW veut renforcer les droits des travailleurs et le rôle des syndicats
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Assises du Travail
L’UBIW veut renforcer les droits des travailleurs et le rôle des syndicats
■ L’Union of Bus Industry Workers en compagnie de ses deux négociateurs a formulé plusieurs propositions qu’elle espère seront entendues lors des assises du Travail, le 25 septembre prochain.©️GWF
L’Union of Bus Industry Workers (UBIW) monte au créneau pour défendre les droits des employés du secteur du transport public. Dans un document adressé au ministre du Travail et des Relations industrielles, le syndicat avance une série de propositions visant à amender la Workers’ Rights Act et l’Employment Relations Act, ainsi qu’à revoir certaines dispositions des règlements de rémunération dans le transport. Des propositions qui ont été soumises en marge des assises du Travail, prévues le 25 septembre prochain.
L’UBIW, qui regroupe des travailleurs de l’industrie du transport en commun, rappelle qu’il s’agit d’un syndicat légalement enregistré et mandaté pour représenter les employés du secteur. Ses revendications s’articulent autour de trois grands axes : la protection des travailleurs, une meilleure accessibilité aux recours légaux et la reconnaissance accrue des syndicats dans les négociations collectives.
Le syndicat insiste sur la nécessité de renforcer la sécurité des travailleurs en cas de non-paiement des salaires. Parmi ses propositions, il réclame que les employeurs soient contraints à verser tout retard salarial dans un délai maximum de sept jours, sous peine de sanctions. L’UBIW propose également de faciliter le recours aux tribunaux en cas de manquement, en confiant davantage de dossiers à l’Employment Relations Tribunal plutôt qu’aux seules instances judiciaires.
Un autre volet concerne la protection contre les représailles. L’UBIW demande que les travailleurs ne puissent être sanctionnés ou licenciés sans enquête formelle, et que tout licenciement disciplinaire soit validé par des instances indépendantes. Le syndicat insiste aussi pour que les droits syndicaux soient clairement garantis, notamment en ce qui concerne la liberté d’adhésion et la participation aux activités syndicales.
Amendements à l’Employment Relations Act
Le syndicat propose plusieurs ajustements à l’Employment Relations Act. D’abord, il souhaite que dans les petites entreprises de moins de 30 salariés, les syndicats puissent être représentés dès lors qu’ils regroupent au moins 20 % des effectifs. L’objectif est d’éviter que les travailleurs des petites structures soient privés de représentation syndicale.
L’UBIW recommande aussi de renforcer le rôle du tribunal des relations industrielles dans l’arbitrage des litiges collectifs, notamment pour faire respecter les accords collectifs et statuer sur les cas de non-conformité de la part des employeurs. Dans cette logique, il propose d’inscrire noir sur blanc que la violation d’un accord collectif constitue une infraction.
Par ailleurs, le syndicat appelle à une clarification de la définition du «travailleur», en supprimant certaines exceptions qui fragilisent la protection des employés, et à élargir la notion de harcèlement pour inclure toute tentative d’affaiblir ou de discréditer une organisation syndicale.
Outre ces amendements législatifs, l’UBIW avance aussi des suggestions spécifiques au secteur du transport. Le syndicat insiste pour que les rémunérations et conditions de travail soient revues afin de tenir compte de la réalité du métier, souvent marqué par de longues heures, une forte pression et des responsabilités accrues.
Dans son mémoire, l’UBIW souligne que ses propositions visent avant tout à rétablir un équilibre entre employeurs et employés, dans un secteur vital pour l’économie et la société. «Il s’agit de donner aux travailleurs les moyens de se défendre efficacement et de faire respecter leurs droits», peut-on lire dans le document.
Le syndicat conclut en appelant le ministère du Travail à ouvrir rapidement un dialogue structuré autour de ces propositions, afin que les amendements nécessaires soient intégrés aux prochaines révisions législatives.
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