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Confidentiels
L'express leaks du dimanche 5 octobre au vendredi 10 octobre 2025
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Confidentiels
L'express leaks du dimanche 5 octobre au vendredi 10 octobre 2025
Plongez au cœur de l'actualité avec l'express, où nous vous dévoilons en exclusivité les derniers bruits de couloir, les buzz les plus récents et les scandales les plus retentissants que d'autres vous cachent. Restez informés et découvrez les dessous des événements qui façonnent notre société.
Réalité ou fiction ?
«Qu’un roman mérite un prix littéraire ne change pas le fait qu’il s’agit d’une œuvre de fiction. Faire passer le roman pour la réalité relève d’un sensationnalisme du plus mauvais goût. C’est avec une profonde tristesse et une détermination sans faille que je prends la plume aujourd’hui, car je ne peux plus tolérer le silence face aux histoires, qui entachent la mémoire de mon père, Jean-Gérard Théodore (…)», écrit Marjorie Théodore, la fille du poètejournaliste décédé, dans une lettre adressée à notre journal. À la suite d’une polémique découlant du dernier ouvrage de l’auteure à succès Natacha Appanah, La nuit au coeur, qui ferait allusion au poète Théodore sans toutefois le citer, certains ont cru bon de faire pression pour boycotter un hommage posthume à Théodore. L’express-Culture publiera, dans son édition de lundi, la lettre de la fille de Théodore, ainsi que le magnifique poème de son père, intitulé «Mascareignes».
Aster chacha
Un avocat-politicien a été surpris de voir, dans un centre commercial, des chaussettes portant l’inscription Aster Chacha. Il en a alors acheté deux paires, dont l’une sera remise au leader du Mouvement socialiste militant, clin d’œil à une expression qu’il avait lancée au Parlement et qui avait fait le buzz.
Sithanen deals ?
Dans les couloirs feutrés du pouvoir, un nom revient avec insistance : celui de Rama Sithanen, dont la compensation de Rs 5,5 millions, révélée par le Premier ministre au Parlement, choque une bonne partie de l’opinion. L’ancien ministre des Finances et ex-gouverneur de la Banque de Maurice, artisan de la réforme fiscale, serait aujourd’hui au cœur d’un autre «arrangement» qui dérange jusque dans les rangs du gouvernement.
Les captures d’écran qui circulent en privé, depuis qu’un nouvel affidavit a été juré, hier, par Mary Queenie Adam, tracent les contours d’un deal discret, mêlant intérêts politiques, opportunités économiques et ambitions personnelles. Rien d’illégal mais beaucoup de zones d’ombre.
Selon plusieurs sources, Sithanen aurait joué un rôle de conseiller stratégique dans la structuration d’un projet d’envergure impliquant des acteurs influents de l’immobilier et des proches du pouvoir. Absent du pays, Sithanen a déclaré, hier, à l’express que l’affidavit est une fabrication. «Absolutely not true», insiste-t-il. Après l’examen des derniers documents liés à l’affaire Menlo Park/Pulse Analytics, nous reviendrons sur ce dossier aux rebondissements multiples…
Lettres patentes en attente
Les 31 avocats et avoués choisis par la présidence pour être élevés au rang de «Senior» ne peuvent pas encore utiliser leur titre honorifique, car ils n’ont pas reçu leur lettre patente de la Cour suprême. Certains n’ont pas pu résister et ont ajouté «SC» ou «SA» à leur nom, avant de se raviser par la suite. Dans au moins deux cas, la «Law Society» a adressé un rappel à l’ordre. Des sources proches de la présidence affirment qu’elles ne comprennent pas pourquoi les lettres patentes, déjà émises par le château de Réduit, n’ont toujours pas été remises aux intéressés par le bureau de la cheffe juge.
Au sein du judiciaire, on met en avant la «Judicial Review» en cours ainsi que la future proclamation de la Senior Counsel and Senior Attorney Act. Un courant d’opinion se dessine parmi les avocats et avoués pour qu’on «rebatte les cartes» à la lumière de la création du nouveau «Recommendation Panel», plutôt que de persister à nommer selon les anciens critères. La plupart des 31 nommés, qui attendent toujours leur lettre patente, ne partagent toutefois pas cet avis.
Bataille climatique… et de billets d’avion
À moins de deux mois de la COP30, qui se tiendra au Brésil, plusieurs fonctionnaires issus de différents ministères collaborent sur un document stratégique destiné à guider la ligne politique de la délégation mauricienne. Ils sont nombreux à se positionner pour ce déplacement au pays de Pelé. Des techniciens rappellent que, dans d’autres pays, les délégations sont souvent composées d’experts techniques et de diplomates, alors que, chez nous, des ministres ou «junior ministers» s’approprient les dossiers préparés par les fonctionnaires et empochent les per diem et autres privilèges liés à ce type de voyage.
Le PMO n’a pas encore finalisé la liste de la délégation, mais des voix s’élèvent déjà pour réclamer la fin des abus constatés. Le texte en préparation avant la COP30 – élaboré après plusieurs séries de consultations interministérielles et diplomatiques – met en avant la vulnérabilité extrême de Maurice face aux effets dévastateurs du changement climatique. Dans les couloirs de la diplomatie, une expression revient souvent : «Plus jamais de COP pour rien». Port-Louis semble avoir fait de cette maxime son mot d’ordre pour Belém.
Dhomun intrigue
La récente rencontre au sommet de la SBM Tower entre Manou Bheenick et Azad Dhomun, deux vieux amis, a alimenté des rumeurs selon lesquelles une aile du Parti travailliste entretiendrait de bonnes relations avec le PMSD. La nomination de Joël Rault comme ambassadeur à Paris illustrerait cet état de choses, selon certains. Le fait que Richard Duval et Xavier-Luc Duval ont recommencé à communiquer, notamment sur des questions liées au tourisme, renforce cette impression de rapprochement. Par ailleurs, Azad Dhomun, cité dans l’affidavit de Queenie Adam, comme étant le voisin de Rama Sithanen, dit avoir de bonnes relations de voisinage avec la famille de ce dernier.
Ramgoolam rassure
Le communiqué du Conseil des ministres, selon lequel «the Prime Minister will effect a private visit to the United Kingdom tomorrow, Saturday 11 October 2025. He will be visiting his doctors for his annual check-up which has been postponed for 10 years», a pris de court les proches de Navin Ramgoolam, qui ont cru que ce dernier ne se sentait pas bien. Avant son départ hier matin, il a tenu à rassurer plus d’un : il s’agit bien d’un contrôle de routine qu’il avait l’habitude d’effectuer par le passé, mais qu’il n’a pas pu faire depuis une dizaine d’années en raison des affaires judiciaires en cours et de l’interdiction de voyager qui en avait découlé.
Ramgoolam n’a jamais voulu demander à une cour de justice un «Variation Order» pour obtenir l’autorisation de voyager, considérant cette démarche humiliante pour un ancien Premier ministre ; il a ainsi renoncé à ses examens médicaux. La seule exception fut en septembre 2021, lorsqu’il a dû se rendre en urgence en Inde après avoir été testé positif au Covid19. Le Premier ministre sera de retour dans une semaine, mais il continuera de suivre plusieurs dossiers importants depuis l’étranger, notamment celui des Chagos, sur lequel il travaillera sur place avec des avocats britanniques.
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