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Confidentiels

L'express leaks du dimanche 12 avril au vendredi 17 avril 2026

18 avril 2026, 05:30

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L'express leaks du dimanche 12 avril au vendredi 17 avril 2026

Plongez au cœur de l'actualité avec l'express, où nous vous dévoilons en exclusivité les derniers bruits de couloir, les buzz les plus récents et les scandales les plus retentissants que d'autres vous cachent. Restez informés et découvrez les dessous des événements qui façonnent notre société.

Retour à la FCC

Dans les couloirs feutrés du pouvoir, les conversations laissent des échos, des fragments, des silences lourds. Surtout lorsqu’il s’agit d’un ancien haut cadre de la Banque centrale et d’un financier. Tout commence par une licence bancaire, anodine en apparence. Puis les voix se superposent : un nom murmuré, un autre répété avec insistance, et, au milieu, cette mécanique bien huilée où l’attente devient pression.

Sur les écrans, les messages s’enchaînent. «We have been waiting…» - puis l’aveu, presque banal dans sa brutalité : payer pour débloquer, accélérer, contourner. Le chiffre circule comme un secret mal gardé : Rs 7 millions. Pas une rumeur mais une ligne dans une conversation privée, capturée, transmise, relue.

Autour, les cercles se referment. Proximités anciennes, transactions passées, réseaux qui se croisent et se recroisent. Rien de spectaculaire : juste cette continuité tranquille des influences, où chacun semble connaître sa place. Même les alertes officielles – défauts, risques, signaux faibles – glissent sans provoquer de rupture.

Et puis, il y a ce moment où tout remonte à la surface. Une plainte. Des documents. Dans les coulisses, on ajuste déjà le récit. On parle d’interprétation, de contexte, de complexité.

Pas de numéro deux

La récente déclaration de Navin Ramgoolam, selon laquelle il ne compte pas nommer de numéro deux après le départ de Paul Bérenger du gouvernement, provoque des débats tant au sein du Parti travailliste (PTr) que parmi les partenaires de l’alliance gouvernementale.

Beaucoup pensent que ce poste devrait revenir à un membre du PTr, le groupe des 15 ne pesant pas autant sans Paul Bérenger. Dans les rangs du Mouvement militant mauricien (MMM), puisqu’il n’y aura pas de leader désigné, on évoque tantôt le leader adjoint, tantôt le président du MMM, alors qu’au sein des Nouveaux Démocrates, on préfère «manz pistas, get sinema».

Efforts conjoints

Derrière la circulaire aux accents techniques envoyée aux membres de Business Mauritius, une inquiétude bien réelle affleure. La crise au Moyen-Orient, encore lointaine pour le grand public, est déjà intégrée dans les calculs froids des directions financières et des comités de risque, surtout après la décision de Mauritius Telecom de privilégier le «work from home». On parle d’«efficacité énergétique», de «résilience opérationnelle», mais, en interne, les mots sont plus directs : anticipation d’un choc pétrolier, tension sur les devises, chaînes logistiques fragilisées. La décision d’encourager le télétravail, et même des fermetures hebdomadaires de bureaux, n’est pas anodine. Elle traduit une volonté d’agir vite, avant que les coûts n’explosent.

Certains grands groupes auraient déjà commencé à revoir leurs plans d’investissement, suspendant des projets jugés trop énergivores. D’autres testent discrètement des scénarios de rationnement interne. L’objectif est clair : amortir le choc sans provoquer de panique.

En filigrane, une autre réalité se dessine : l’État et le secteur privé avancent désormais de concert, dans une logique quasi défensive. Comme si, au-delà des recommandations formelles, chacun avait compris que la prochaine crise ne se gérera pas dans l’urgence mais dans la discipline collective.

Ramgoolam au bureau lundi

Navin Ramgoolam, de retour de la république du Congo (photo), sera au bureau dès demain. Plusieurs dossiers l’attendent, mais le plus important demeure son second Budget. Il passera aussi la situation en revue avec le numéro 3 du gouvernement, Shakeel Mohamed, qui a assuré son intérim avec rigueur et efficacité. embed navin.jpg

*Le dossier SIM débloqué

Certains dossiers avancent à bas bruit, loin des grandes joutes oratoires et des postures partisanes. L’affaire des cartes SIM prépayées de MyT en est un exemple presque discret – et pourtant révélateur. Tout serait parti d’une question parlementaire posée avec insistance par le député Raviraj Beechook. Un détail technique, en apparence : la désactivation de cartes SIM alors même que les forfaits data restaient valides. Mais derrière ce «bug», des milliers d’usagers frustrés, coupés du jour au lendemain, et une incompréhension croissante face à des pratiques jugées arbitraires.

En coulisses, le signal a été pris au sérieux. Du côté de Mauritius Telecom (MT), les équipes techniques ont été mobilisées en urgence. Le CEO, Veemal Gungadin, aurait personnellement suivi le dossier, conscient du risque réputationnel. Au ministère des TIC, Avinash Ramtohul aurait demandé des explications rapides et, surtout, des correctifs immédiats. Résultat : une décision opérationnelle, presque sans bruit médiatique. Désormais, aucune carte SIM prépayée ne sera désactivée tant que le forfait reste valide. Un simple ajustement technique ? Peut-être. Mais dans un climat où la défiance envers les institutions et les services publics reste palpable, ce type de correction rapide envoie un signal différent : celui d’un État capable, parfois, d’écouter et d’agir sans attendre la tempête.

Premier anniversaire réussi

À l’initiative du CEO de MT, Veemal Gungadin, en poste depuis tout juste un an, les présidents de syndicats ont été conviés autour d’une même table. Pas de discours préparé, pas de langue de bois : une session à huis clos, presque brute. Les questions ont fusé, parfois incisives, souvent directes. Et, pour une fois, elles n’étaient pas filtrées. Ceux qui y étaient parlent d’un moment «rare», un exercice d’équilibre entre franchise et retenue. Le message, lui, était clair : oui à la critique, mais une critique qui construit, qui pousse à faire mieux. En filigrane, une tentative de redéfinir les rapports internes, dans un contexte où les tensions sociales ne sont jamais bien loin. Puis, presque comme un symbole soigneusement pensé, la séquence finale : dirigeants et syndicalistes côte à côte, tenant chacun un T-shirt frappé d’une valeur clé de l’entreprise. Un geste simple, mais chargé de sens. Derrière l’image, une stratégie: montrer que, malgré les divergences, tous avancent – ou doivent avancer – dans la même direction. tele.jpg

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