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Sucre
L’État recrutera des travailleurs étrangers pour soutenir la récolte
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L’État recrutera des travailleurs étrangers pour soutenir la récolte
Lors de l’Assemblée générale annuelle du Mauritius Sugar Syndicate (MSS), le jeudi 25 septembre, le constat est tombé : malgré des prix encore rémunérateurs, les superficies cultivées chutent et le nombre de planteurs diminue dangereusement. Face à la pénurie de main-d’œuvre et à la baisse des rendements, le ministre de l’Agro-industrie, Arvin Boolell, a confirmé que l’État recrutera des travailleurs étrangers pour soutenir la récolte.
Le président sortant du MSS, Dhanunjay Kheedoo, a rappelé que le prix du sucre pour la récolte 2025 a été fixé à Rs 27 478 la tonne, en recul par rapport au record de Rs 30 954 en 2023. Ce niveau reste toutefois supérieur au seuil de viabilité fixé à Rs 30 000 par tonne pour les petits producteurs, le revenu moyen atteignant Rs 32 564. Malgré ces chiffres encourageants, les tendances structurelles inquiètent : la superficie cultivée est passée sous les 35 000 hectares (contre 39 200 en 2022) et le nombre de planteurs a chuté de 9 000 à 7 500 en trois ans.
«Malgré des prix viables, la saignée se poursuit», a averti Kheedoo, évoquant le vieillissement des planteurs, les coûts élevés, la conversion des terres agricoles et surtout la pénurie de main-d’œuvre. Le Chief Executive Officer du MSS, Devesh Dhukira, a insisté sur la nécessité de rester compétitif face à la volatilité des marchés. Il a mis en avant l’importance des sucres spéciaux, qui représentent désormais plus de 50 % de la production, ainsi que les démarches de certification (Fairtrade et Bonsucro) couvrant 30 % de la production et visant 40 % en 2026.
Les incitations financières pour les engrais et la replantation ne suffisent pas à compenser le manque de travailleurs. Le secteur, qui nécessite une main-d’œuvre saisonnière durant cinq à six mois, peine à recruter localement. Le MSS plaide pour une meilleure régulation des contrats et une standardisation des coûts de transport. Arvin Boolell a repris ces préoccupations en appelant le secteur à «s’adapter ou périr». Il a confirmé l’arrivée prochaine de travailleurs étrangers d’Inde, une décision déjà validée au plus haut niveau. Selon lui, la survie de l’industrie passe par une transformation profonde : conquérir de nouveaux marchés, renforcer la valeur ajoutée, protéger les terres agricoles et investir dans la formation et la recherche.
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