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Semaine de 40 heures

Les congés en ligne de mire

23 septembre 2025, 13:00

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Les congés en ligne de mire

■ Le corps syndical s’opposera à la réduction des congés payés et maladie au détriment de la semaine des 40 heures. © Aurélio Prudence

L’annonce a fait l’effet d’une douche froide, le samedi 20 septembre, à Rose-Hill. Lors de la manifestation pacifique organisée par la Platform Komun Syndikal, les syndicalistes ont mis en garde contre une conséquence inattendue de la semaine de 40 heures : la réduction des congés. Selon eux, les local leaves mais aussi les congés maladie seraient rabotés, sous la pression du patronat.

Reeaz Chuttoo, président de la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé, s’insurge : «Nous avons eu cette nouvelle de sources officieuses mais fiables : le secteur privé accepterait les 40 heures, mais en contrepartie, il réduirait le nombre de congés. La classe syndicale va y objecter fermement.» Le syndicaliste rappelle que ce passage aux 40 heures ne doit pas se faire au détriment des travailleurs. «Aujourd’hui, nous sommes dans un système de 48 heures de paie pour 45 heures de travail. Si on réduit en plus le nombre de sick et de local leaves, ce sont les travailleurs manuels qui paieront le prix fort. Ils sont déjà les plus discriminés de la République», martèle-t-il.

Il souligne l’inégalité persistante : le secteur public bénéficie d’un mois complet de congés annuels alors que dans le privé, cela dépend du bon vouloir des compagnies. «Certaines entreprises exigent que leurs employés travaillent sept jours sur sept, sans même un jour de repos. Réduire encore leurs congés est un non-sens. On parle d’équilibre entre vie professionnelle et vie sociale, mais on enlève des droits qui permettent justement cet équilibre», poursuit-il.

Reeaz Chuttoo rappelle qu’en 2001, une mesure similaire avait déjà été imposée, ramenant les local leaves à 13 jours pour les employés du secteur manufacturier travaillant cinq jours par semaine. «Aujourd’hui, on veut revenir à la charge. Même certains employeurs ne sont pas favorables à cette approche», confie t-il. Pour lui, si cette réduction est appliquée, elle ne fera qu’accélérer l’exode des jeunes travailleurs, déjà en quête de meilleures conditions à l’étranger.

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