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Covid-19
Le variant «Nimbus» suivi de près par l’OMS
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Covid-19
Le variant «Nimbus» suivi de près par l’OMS
■ Les autorités rappellent que la vigilance doit rester de mise, car le virus continue d’évoluer.
Depuis le début de l’année, un nouveau variant du COVID-19 attire l’attention des scientifiques. En effet, surnommé Nimbus, ce souslignage d’Omicron présente plusieurs mutations sur la protéine Spike, qui facilitent son ancrage aux cellules humaines et lui permettent de contourner partiellement l’immunité acquise. Cependant, malgré ce profil particulier, les premiers retours indiquent qu’il ne provoque pas de formes plus graves que celles observées chez les autres sousvariants d’Omicron.
Présent dans au moins 22 pays, avec plus de 500 séquences enregistrées dans la base internationale GISAID, Nimbus circule notamment en Asie, où la Chine, Hong Kong, Singapour et Taïwan ont signalé une hausse des infections et, dans certains cas, des hospitalisations. De plus, plusieurs États indiens, certaines régions des États-Unis comme la Californie, New York, Hawaï et l’Ohio, ainsi que l’Australie, via ses eaux usées à Perth, ont également détecté sa présence.
À l’échelle locale, le Dr Fazil Khodabocus, directeur par intérim des services de santé, tient à rassurer la population : «À ce jour, le variant Nimbus n’a pas encore été détecté sur le territoire.» Néanmoins, le ministère de la Santé reste vigilant, avec une surveillance accrue dans les ports, aéroports et autres points d’entrée.
Les symptômes observés sont similaires à ceux des autres sous-variants d’Omicron : toux, fièvre légère à modérée, fatigue, douleurs musculaires et mal de gorge intense, parfois décrit comme une «lame dans la gorge». Par ailleurs, des maux de tête, écoulements nasaux, frissons ou troubles digestifs peuvent aussi survenir, tandis que la perte temporaire du goût ou de l’odorat semble moins fréquente qu’auparavant.
Comme pour les autres variants, les personnes âgées, celles souffrant de maladies chroniques et les personnes immunodéprimées restent les plus vulnérables. Par conséquent, les autorités sanitaires recommandent de maintenir une couverture vaccinale complète et de recourir rapidement aux traitements antiviraux en cas d’infection.
La transmission du Nimbus est comparable à celle des autres sous-variants d’Omicron, favorisée notamment par les rassemblements en lieux clos et mal ventilés. Pour se protéger, l’OMS rappelle l’importance de la vaccination, de la consultation médicale en cas de symptômes persistants, de l’aération régulière des espaces clos, du port du masque dans les transports et lieux bondés, ainsi que du lavage fréquent des mains et de l’isolement en cas de test positif.
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